«Je ne veux pas dire que c'est carrément fini, je veux que la porte reste ouverte cet été, mais pour l'instant, l'avenir du festival n'est vraiment pas clair...», laisse savoir Pepita Ferrari, qui a quitté la direction générale de l'événement.

Festival du film des Cantons-de-l'Est: l'avenir remis en question

«Le Festival du film des Cantons-de-l'Est prendra des vacances cet été. Merci à tous nos amis pour votre appui très précieux pour les premières trois éditions.» C'est le message d'accueil qu'on peut actuellement lire sur le site internet du FFCE.
Jointe au téléphone, la directrice générale et artistique de l'événement, Pepita Ferrari, a plutôt parlé de remise en question de l'avenir du festival qu'elle a mis sur pied en 2011. 
«Malheureusement, on n'a pas eu l'appui de la communauté et le soutien financier pour monter une quatrième édition cet été, laisse-t-elle savoir à regret. Donc, on est en réflexion à savoir si on va continuer et, si oui, comment on va se redéfinir parce qu'il y a beaucoup de festivals de films et il faut savoir se démarquer.» La passionnée de cinéma a une petite idée de la forme qu'elle aimerait donner au FFCE si sa pérennité est assurée. «J'aimerais qu'il soit dévoué aux cinéastes québécois parce qu'on a énormément de talents chez la relève d'ici. On a juste à penser à Rafaël Ouellet (Camion, qui avait été présenté en 2012 à Lac-Brome), ou encore Éric Falardeau...»
Démission
Une chose est certaine: si le festival survit, ce sera sans Mme Ferrari à sa tête. «Je démissionne comme DG, a-t-elle carrément dit au bout du fil. Ces trois dernières années, ça reposait principalement sur mes épaules. J'ai fait ça plus ou moins bénévolement pendant des mois à raison de 10-12 heures de travail par jour. C'est beaucoup trop pour une seule personne.»
C'est donc de bras que le FFCE a besoin s'il souhaite survivre, mais aussi de sous, qui se font de plus en plus rares, laisse savoir Mme Ferrari. «On a beaucoup de petits commanditaires, mais ce sont des commanditaires majeurs qui manquent. Dans les régions, ce n'est pas évident. L'argent qui provient du Pacte rural diminue chaque année, et avant de passer au financement provincial, ça peut être long puisqu'ils ont des exigences très élevées en terme d'achalandage, entre autres.» À moins d'une mobilisation ou d'un miracle, la survie du Festival du film des Cantons-de-l'Est est donc loin d'être assurée. «Je ne veux pas dire que c'est carrément fini, je veux que la porte reste ouverte cet été, mais pour l'instant, l'avenir du festival n'est vraiment pas clair...», termine Pepita Ferrari.
Tous les détails dans notre édition de mercredi