Audrey Aubin en avait ras le bol de payer pour des sacs en plastique. Elle en a donc créé qui sont réutilisables, colorés et lavables.

Ekö Säk : l'affaire est dans le sac... réutilisable!

«Je ne pouvais pas croire que j'étais la seule au Québec à ne pas avoir envie d'autres choses!»
Ekö Säk offre deux formats de sacs: Le petit caniche et L'appétit du labrador. Chacun  propose sept designs différents.
Audrey Aubin a toujours détesté les sacs de plastique de style Ziploc. Mais comme ils sont fort utiles et que peu de sacs réutilisables petits formats sont abordables et de bonne qualité, elle se pilait sur le coeur, en achetait, et les lavait dans le but de les exploiter au maximum. Jusqu'au jour où l'idée de créer ses propres petits sacs réutilisables a germé.
«Je m'en faisais et j'en faisais pour ma famille et mes amis», raconte Audrey, originaire de Granby. Comme elle avait appris à coudre sous les conseils de sa mère et de sa grand-mère, elle a vite fait de monter sa propre collection: des sacs en pul (le polyuréthane laminé est un tissu utilisé, par exemple, dans la fabrication de couches lavables) imperméables, colorés, munis d'une fermeture éclair et qui se lavent à la machine ou au lave-vaisselle (dans le panier du haut) et qui vont dans la sécheuse (à moyenne intensité).
À l'aube des Fêtes, sa belle-soeur est toutefois venue lui donner l'élan qu'il lui manquait peut-être...
«Elle m'a dit: 'Les lances-tu tes sacs? J'aimerais en offrir en cadeaux à mes proches à Noël!', raconte Audrey avec beaucoup d'humour. Tu sais, des fois, on réagit plus vite en situation d'urgence. Je me suis demandé ce que ça me prenait de plus pour les lancer.»
Cela faisait déjà huit mois qu'elle testait son produit. Son étude de marché, sa recherche de matériel, tout était déjà fait. 
«Je savais que mes sacs ne pétaient pas au bout de trois lavages, lance-t-elle en riant. J'ai donc fait le move
Et c'est comme ça qu'est né Ekö Säk, son troisième bébé, elle qui est déjà la maman d'une fille de cinq ans et d'un garçon de deux ans.
Pas bête comme idée
Verte dans tous les sens du terme, la petite entreprise offre donc des sacs qui permettent aux gens de réduire leur empreinte écologique, et ce, dans deux
formats: Le petit caniche
(13 X 13 cm) et L'appétit du labrador (20 X 20 cm). Des noms qui font référence à ses deux chiens: un caniche miniature qui répond au nom de Pépitt et un gros labrador nommé Matane.
Dans chaque format se trouvent sept designs de tissus, tous aussi colorés les uns que les autres. Pour elle et pour lui. Sur son site Internet, où ses sacs sont disponibles en exclusivité
(www.ekosak.ca), on peut d'ailleurs y lire que les labradors «apprécient tout particulièrement le modèle bateaux et pieuvres, le pêcheur.» 
«Je voulais que les gens aient envie de lire (son site)», lance Audrey pour expliquer pourquoi elle a mis de l'avant son grand sens de l'humour pour présenter ses sacs. 
Vous n'avez pas pris le temps de déjeuner (ça arrive dans les meilleures familles) et vous désirez apporter une rôtie au bureau? Les EKÖ SÄK sont prêts à recevoir vos tranches de pain ou bagel et toute la confiture et le beurre d'arachide que vous aurez tartiné dessus. Le soir venu, retournez le sac et lavez-le à la machine. Attention, vous n'aurez plus envie de déjeuner à la maison!, peut-on y lire, entre autres.
«Je ne voulais pas me présenter comme une femme grano qui rejette du revers de la main tout ce qui se fait déjà, dit Audrey. Je sais que je ne suis pas la première à offrir des sacs réutilisables. Moi, je veux offrir quelque chose d'efficace, de durable et de pas cher.»
Et de pas compliqué, signale également la mère de famille qui travaille comme organisatrice scolaire dans une commission scolaire. 
«Ne commencez pas à niaiser à laver ça à la main!, insiste de nouveau la jeune trentenaire. On met tout ça dans la laveuse ou encore dans le lave-vaisselle!»
La commercialisation des sacs Ecö Säk s'est mise en branle le
12 janvier dernier. Après deux mois, comment vont les choses? 
«C'est une belle réussite, se réjouit celle qui a fait ses études en sciences de la consommation. Et je peux vendre partout dans le monde. C'est clair que j'ai d'autres projets. Je vois très grand avec ça!»