Parlant d'émerveillement, j'ai découvert le grand pouvoir d'attraction qu'ont les Teletubbies sur les jeunes enfants.

Depuis un an

Bébé Jojoba a récemment fêté son premier anniversaire avec, comme il se doit, un gâteau au chocolat dont elle s'est empiffrée avec moins de gloutonnerie qu'on aurait pu penser.
Déjà un an ! Me semble que c'était hier que Désirée expulsait le poupon de ses entrailles en hurlant pendant que je lui tenais la main d'un air qui se voulait vaguement rassurant, l'air de dire « tout va bien aller », bien que je n'eusse aucune idée de comment ça allait se passer.
Heureusement, tout a bien été. Depuis un an, on a dormi peu, souri beaucoup, ramassé encore plus, lavé tout autant, habillé, rhabillé, câliné la nuit, câliné le jour, exécuté un nombre impressionnant de grimaces, dépensé en couches autant que le PIB d'un petit pays, et on s'est extasiés avec elle devant une lumière, un chat, un arbre. 
Elle n'est déjà plus tellement un bébé. À quatre pattes, elle se meut avec une rapidité déconcertante, montre du doigt la terre entière et babille à souhait. Elle prononce aussi quatre mots distincts : maman, papa, non et son célèbre leitmotiv, wow. Presque tout mérite un « wow ! » ; elle a l'émerveillement démocratique.
Parlant d'émerveillement, j'ai découvert le grand pouvoir d'attraction qu'ont les Teletubbies sur les jeunes enfants. Quand je sens Jojoba désoeuvrée, je pars sur la tablette un épisode de cette célèbre série britannique un peu mongole et bébé devient subjuguée pendant, oh, un bon trois minutes. Jusqu'à la prochaine distraction, que ce soit une lumière, un chat ou un arbre. 
Parlant de distraction, je suis content que le temps des Fêtes soit terminé. C'est bien beau recevoir, aller chez le monde, boire, manger, saluer la parenté, achaler le petit neveu pour savoir s'il a une blonde, commenter la qualité de la tourtière, jouer à L'osti de jeu jusqu'à ce qu'on connaisse toutes les cartes, mais à un moment donné il faut que ça arrête. Oui, je suis un peu sauvage. J'aime bien rester seul avec Désirée et Jojoba, qui devait sentir qu'on était tous les deux en vacances parce qu'elle était plus de bonne humeur elle aussi !
Elle porte aussi en elle le germe d'une party animal. À 22 h les soirs de fête, elle était encore à butiner d'un invité à l'autre et leur montrant ses jouets. Ça promet !
En rogne
Depuis deux semaines, je me fais regarder croche parce que je soutiens que j'ai pas aimé le dernier film de Star Wars, Rogue One, même si je suis un grand fan de cette saga devenue machine à imprimer de l'argent pour ses nouveaux propriétaires.
D'abord, le scénario n'est pas particulièrement entraînant et les personnages manquent de profondeur. Ça manque de magie et de Jedis, aussi. Tout n'est que fusils et vaisseaux... exceptions faites d'un moine aveugle mais vigoureux dont on se demande d'où il tire son talent et d'un Dark Vador particulièrement en rogne et agressif à la fin.
Le film donne aussi l'impression d'avoir été remanié plusieurs fois dans le but de satisfaire le plus de fans possible. On en a aussi trop fait pour faire revivre des personnages du passé : mention déshonorable à l'apparition prolongée de l'acteur Peter Cushing, mort en 1994 et ressuscité en image de synthèse. 
À mon avis, la technologie numérique n'est pas encore assez perfectionnée pour faire jouer un acteur mort sans que ça ait l'air qu'on a simplement retouché le visage d'un autre acteur. Pas pendant 15 minutes, en tous cas !
J'ai bien aimé, toutefois, que le scénario apporte une explication à la faille de l'Étoile noire qui apparait si grotesque aux yeux d'un adulte averti. Ça, c'était un bon flash. Pour le reste, je crois que les fans finis aimeront, mais pour les autres... Ramenez-nous Han Solo, que diable !