Le public qui viendra écouter Dan Bigras le 14 février au Palace de Granby assistera à l'avant-première de son nouveau spectacle. Le lendemain, le musicien montera sur les planches de l'Église Emmanuel à Cowansville pour un concert plus intime où il reprendra ses classiques en compagnie d'un quatuor.

Dan Bigras : entre humoriste et tragédien

«Ce sont des chansons qui m'ont fait du bien, raconte la voix reconnaissable entre mille au bout du téléphone. Les joies de la création m'ont toujours échappé, sinon je sortirais toujours des hits. Entre l'humoriste qui a envie de brailler et le tragédien qui sourit à la vie, je porte un peu des deux.»
C'est dans ces termes que l'homme de musique, de passage pour deux dates dans la région la semaine prochaine, parle du processus de création qui l'a amené à créer Le sans visage, un album de quinze morceaux qui peut aussi bien s'écouter le matin que le midi.
«Voilà quatre ans, je me suis souvenu d'une phrase de Félix Leclerc qui disait qu'une chanson devait être belle le matin et le midi... Je me suis rendu compte que je n'en avais pas. Tout était en état de torture.» Cette réflexion a fait son bout de chemin dans son esprit, Dan Bigras s'est remis à l'écriture. «Les textes étaient plus légers, souvent libidineux, paillards, rigolos. Tsé, des histoires de cul qui finissent en histoire d'amour.» On peut être léger et réfléchi à la fois, Brassens l'a prouvé à merveille.
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