Les copropriétaires de Cuisines Beauregard, Sylvain Brunelle et Jocelyne Giguère, viennent de compléter une phase d'investissement et s'apprêtent à en démarrer une autre en 2018.

Cuisines Beauregard: le regard tourné vers l'avenir

Cuisines Beauregard poursuit sa croissance. L'entreprise met actuellement la touche finale à une phase d'investissement et en prépare une autre qui devrait être déployée à partir de la fin 2018.
Depuis deux ans, la PME a investi 1,5 million $ pour agrandir ses installations de la rue Simonds Sud à Granby.
Depuis deux ans, la PME a investi 1,5 million $ pour agrandir ses installations de la rue Simonds Sud à Granby et faire l'acquisition d'une nouvelle pièce d'équipement, une machine CNC qui permet notamment de couper, de percer et d'étiqueter les pièces de façon automatisée.
« On a un potentiel de 40 % de plus de chiffre d'affaires avec cette machine-là », a fait valoir Sylvain Brunelle, copropriétaire de l'entreprise depuis 2010 avec Jocelyne Giguère. 
Le duo a pris la relève des frères Beauregard qui ont fondé l'entreprise en 1990. Lentement, mais sûrement, la croissance a toujours été au rendez-vous. « Au début, ils faisaient une cuisine par semaine ; aujourd'hui, on en fait 10 par jour en moyenne », relève Mme Giguère, présidente.
Sylvain Brunelle, qui assume la vice-présidence, affirme que le nombre d'employés est passé de 50 à 65 depuis 2010. Le chiffre d'affaires de l'entreprise a également enregistré une croissance de 35 % durant cette période. 
Le bassin de clientèle, composé pour la majorité de « M. et Mme Tout-le-monde » qui aménagent une nouvelle cuisine ou une nouvelle salle de bain ou bien en rénovent une existante, tend aussi à s'élargir. S'il était plus régional à l'origine, il atteint dorénavant la Rive-Sud montréalaise. L'ouverture, il y a 10 ans cette année, d'une salle de montre à Boucherville y est pour beaucoup, souligne Sylvain Brunelle.
Automatisation 
Le vice-président affirme par ailleurs qu'une nouvelle phase d'investissement est en préparation. Pour l'heure, le projet n'est pas encore chiffré, mais il visera à poursuivre l'automatisation de certaines opérations. 
L'avenir passera par la robotisation, affirme celui qui a participé cette année à un salon international de l'industrie en Allemagne. « Et pas pour couper des emplois. Même pour en créer parce que plus on va débiter de stock, plus on va avoir besoin de monteurs et autres. Mais à la base, pour la découpe, la précision est augmentée avec la robotisation. Ça fait qu'il y a moins de rejets », note Sylvain Brunelle. 
La sous-traitance représente en outre une part grandissante des affaires de Cuisines Beauregard, qui travaille avec 11 autres entreprises disséminées aux quatre coins du Québec.
Engagés au sein du conseil d'administration de l'Association des fabricants et détaillants de l'industrie de la cuisine du Québec, les copropriétaires de Cuisines Beauregard se préparent d'ailleurs à recevoir cet automne près de 250 membres de l'association pour une visite industrielle des installations, à l'occasion du congrès annuel qui se déroulera à Montréal. 
Dans les circonstances, le principal défi de l'entreprise demeure de dénicher du personnel compétent, affirme M. Brunelle. Mais le duo d'associés affirme néanmoins pouvoir compter sur un bon noyau d'employés de longue date.