Le Centre de jardinage Granby a une nouvelle équipe de dirigeants. Sur la photo, Éric Zeillinger, Josée Ouellette, Pierre-Marc Paquette et Alain Lussier.

Centre de jardinage Granby: un partenariat pour assurer l'avenir

La propriétaire du Centre de jardinage Granby, Josée Ouellette, n'est plus seule à la barre du commerce de la rue Bruce, en opération depuis 37 ans. Deux nouveaux actionnaires se sont joints à elle pour assurer la pérennité de l'entreprise.
La transaction a été effectuée dans la plus grande discrétion et la nouvelle a été récemment annoncée aux employés. 
En plus de Josée Ouellette, les nouveaux propriétaires seront Éric Zeillinger, des Jardins Zeillinger à Laval, et Pierre-Marc Paquette, de la Pépinière Abbotsford, à Saint-Paul-d'Abbotsford. Alain Lussier, qui a déjà oeuvré pour M. Zeillinger, se joint aussi à l'équipe. Il agira pour sa part à titre de gérant pour donner un coup de main aux opérations quotidiennes. 
Pour Mme Ouellette, la situation est idéale. Elle-même demeurera active au sein de l'entreprise et la transaction, dit-elle, n'entraînera aucun changement pour les employés, qui sont dans la cinquantaine en haute saison, ainsi que les fournisseurs.
« Je vais être là pour un bout. Je veux que l'entreprise continue à grandir. Je veux montrer mes connaissances. (...) Je veux que la clientèle sache que je suis toujours là. Mais ça m'enlève des tâches, de la pression. Être toute seule pour mener la barque, c'était rendu beaucoup pour moi », a commenté Josée Ouellette à La Voix de l'Est en précisant que l'entreprise entreprendra, dans la foulée, un virage informatique.
Celle-ci dit avoir approché elle-même Pierre-Marc Paquette, alors que celui-ci était un de ses fournisseurs. « Il y a toujours eu un bon lien entre moi et Josée. On a commencé à en parler. Nous, on en a déjà beaucoup à opérer avec notre commerce (Pépinière Abbotsford). On connaît les talents d'Éric (Zeillinger) comme opérateur et gestionnaire de jardineries. On a donc eu des discussions avec lui et ça a parti de là », relève Pierre-Marc Paquette. 
Projets
Les forces de chacun seront ainsi mises à profit. Pépinière Abbotsford continuera à approvisionner l'endroit avec les plantes qu'elle produit, relève Pierre-Marc Paquette. L'entreprise de Saint-Paul-d'Abbotsford s'assure de cette façon de conserver un client à long terme. « Beaucoup de nos clients à travers la province ont des problèmes de relève et certains ferment leurs portes », dit le jeune dirigeant. 
La relève est un des défis du domaine de l'horticulture, confirme Éric Zeillinger. « Josée cherchait une relève fiable qui allait prendre son bébé, qui est rendu ado, et poursuivre la croissance. Des joueurs dans le marché qui pouvait l'acheter (le Centre de jardinage Granby), l'opérer, avoir la confiance de Josée pour prendre la balle au bond, ça ne coure pas les rues. On a une entente gagnante pour tous. Les employés demeurent en place. La vocation reste la même. On a des plans de développement », explique M. Zeillinger.
Ce dernier s'impliquera dans les achats et la mise en marché. Et il entend continuer à favoriser l'approvisionnement auprès de fournisseurs locaux. « Il y a une synergie incroyable. Je pense que ça va être un mélange explosif de jeunesse, de relève et d'expérience : un excellent mix », lance Pierre-Marc Paquette. 
La stabilité est au programme pour cet été, affirme Éric Zeillinger. De nouveaux végétaux seront néanmoins au rendez-vous. Le potager bio prendra aussi de l'expansion. « Tout ce qui est potager santé, les fines herbes, c'est dans la mire. C'est la tendance. On va avoir de la légumineuse, en passant par la tomate bleue et le bleuet nain. Les clients vont tripper », explique-t-il.
Le Centre de jardinage Granby a vu le jour il y a 37 ans rue Denison Est, à un jet de pierre du Jardin du Mont, avant de s'enraciner rue Bruce. Josée Ouellette est de l'aventure depuis 30 ans. « J'aurais pu penser à fermer le centre de jardinage et à vendre le terrain. Mais ce n'est pas ça que je voulais. Je voulais que ça continue à grandir et que les employés et les fournisseurs soient encore là », conclut Josée Ouellette.