En début d'après-midi, vendredi, déjà plus de 400 chercheurs d'emploi de tous âges et de tous les profils avaient foulé le parquet du gymnase du Cégep de Granby.

Bon départ pour le Salon Priorité Emploi

Les regards se croisent, les sourires se dessinent. Les mains se serrent et des liens se tissent au 19e Salon Priorité Emploi, qui a lieu depuis vendredi matin.
Plus de 1000 emplois (un record !) sont à combler.
En début d'après-midi, vendredi, déjà plus de 400 chercheurs d'emploi de tous âges et de tous les profils avaient foulé le parquet du gymnase du Cégep de Granby, où se déroule le salon, a fait savoir Line Meunier, coordonnatrice de la formation à la SOFIE. 
Une soixantaine de kiosques et tout autant d'employeurs, de centres de formation et d'organismes en employabilité étaient sur place pour rencontrer et peut-être dénicher le candidat idéal pour répondre à leurs besoins. Les secteurs manufacturier, des services, de la fabrication, des loisirs, du commerce, de l'agriculture, du tourisme et de la restauration sont notamment représentés, alors qu'un nombre record de 1000 emplois est à combler.
La visibilité est le critère le plus évoqué par les exposants pour expliquer leur présence au salon. « On rencontre toujours des gens intéressants dans les salons, note Josée Marcotte, présidente d'Émergence, stratège en management de talents. On réussit à rencontrer des candidats intéressants. »
Les chercheurs d'emploi, eux, ont l'embarras du choix. « L'avantage d'un salon de l'emploi, c'est qu'il y a tellement d'employeurs en même temps que c'est plus efficace de venir les rencontrer que d'envoyer plusieurs C.V. séparément », affirme David Delorme. En milieu d'après-midi, celui-ci avait distribué près d'une trentaine de curriculum vitae dans l'espoir de décrocher un poste en administration.
Perles rares recherchées
Les employeurs, aux prises avec la situation de plein emploi, rivalisent pour recruter les travailleurs. « Il faut se démarquer, se différencier des autres entreprises. Il faut attirer de nouveaux candidats, mais aussi trouver des façons de garder nos gens », soulève Émilie Messier, conseillère en ressources humaines pour Transformateurs Delta.
« Dans 90 % des cas, on comble nos postes avec un candidat qui a un emploi ailleurs. C'est encore trop facile d'aller chercher sa main-d'oeuvre dans une autre compagnie », explique Mme Marcotte, à la tête d'une agence de placement.
« On veut aller en expansion, mais on ne peut pas tout de suite, car on doit combler les postes pour répondre à la demande actuelle et pour offrir un service de qualité à nos clients actuels », explique pour sa part Marie-Josée Thibert, directrice des ressources humaines aux Équipements Adrien Phaneuf Inc. Celle-ci avait mis la main sur une quinzaine de curriculum vitae depuis le début de la journée.
La demande de main-d'oeuvre pour des emplois techniques et spécialisés est particulièrement élevée. « Ce n'est pas toujours évident de trouver de la main-d'oeuvre qualifiée quand on recherche un profil très précis », souligne Roxanne Lacombe, technicienne industrielle chez Varitron Technologies.
« On est au moins cinq ou six entreprises en usinage ici aujourd'hui. Si 50 machinistes se cherchaient un emploi aujourd'hui, ils auraient tous trouvé », illustre Francis Boag, propriétaire de Machinage Gagné. Deux candidats avaient suscité son intérêt au cours de l'avant-midi.
L'événement se poursuit jusqu'à 12 h 30 samedi.