Avoir le tract

Comme je fais aussi des reportages «classiques» durant la semaine, je ne peux me permettre de donner vraiment mon opinion, dans cette chronique, sur la campagne électorale en cours et qui, j'en suis convaincu, vous tient chaque jour en haleine.
Imaginez, par exemple, que je dise que je trouve que tel candidat dans Granby a eu l'air fou, ou que je n'aime pas un autre pour telle ou telle raison... De quoi j'aurais l'air si je les interviewais la semaine suivante? Ils diraient: aille Faucher, on connaît ton opinion, t'es pas objectif! Scram!
Alors, je me contenterai ici d'une critique orthographique des tracts des trois principaux candidats, soit ceux du PLQ, du PQ et de la CAQ. Je sais, j'exclus le candidat de Québec solidaire, André Beauregard. Avant de me lancer des roches, sachez que je n'ai pu mettre la main sur un de ses tracts, s'il y en a, bien que j'ai activement cherché son local électoral, s'il existe. L'adresse que j'ai trouvée sur internet m'a mené chez une dame âgée à qui je crois avoir fait peur et qui ne semblait pas du tout connaître M. Beauregard. Ce sera pour une prochaine fois, donc.
J'accorde d'abord la meilleure note, soit 9/10, au député sortant François Bonnardel, de la CAQ. Un tract aéré et sans faute d'orthographe. Bravo. Un seul bémol: M. Bonnardel dit qu'il veut «soulager les contribuables avec une réduction de taxes de 1000$». On a la fâcheuse tendance, au Québec, à mettre des «s» partout. Ici, le «s» à taxe m'apparaît superflu. Sinon, c'est impeccable.
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