«Chaque fois qu'on m'achète une oeuvre, je remets toujours une partie de l'argent recueilli à la Fondation de l'hôpital Sainte-Justine, indique Anna Liani. Depuis quatre ans, j'ai remis plus de 10 000$ pour les enfants malades. C'est une cause qui me tient énormément à coeur.»

Anna Liani: une vie comme dans les films

Son nom n'est pas très connu, et pourtant, on pourrait écrire un livre sur elle ou en faire un film tellement sa vie relève du conte de fées. La Voix de l'Est a rencontré l'artiste et chanteuse aux racines italiennes Anna Liani, qui réside maintenant à Pike River depuis une dizaine d'années. Et l'entretien aurait pu durer des heures tellement le récit est passionnant. Pour lui rendre justice, il est d'ailleurs impératif de commencer par le commencement...
Anna Liani est née à Québec il y a 42 ans d'un père italien et d'une mère québécoise. «Dans un couvent parce que mes parents n'étaient pas mariés et qu'il fallait encore à cette époque cacher les femmes enceintes dans une relation extraconjugale, raconte-t-elle avec un charmant accent. Et mon père était totalement contre l'avortement, donc c'était hors de question que je ne naisse pas.»
C'est que papa étudiait alors pour devenir... prêtre! «Ç'a été tout un choc pour sa famille quand il m'a ramenée en Italie parce que ma mère ne voulait pas me garder. Lui est venu me chercher au couvent, et il m'a confié à ma grand-mère. C'est elle qui m'a élevée. Mon père m'a sauvée deux fois: de l'avortement et de l'adoption.»
Ainsi, l'Italoquébécoise a passé toute son enfance à Biauzzo, un petit village au nord de l'Italie, avant de déménager à l'Île de la Réunion avec son père. Puis, lorsqu'elle a eu 18 ans, elle a voulu connaître ses origines et est débarquée à Chicoutimi à la recherche de sa mère biologique. «Je l'ai connue, je lui ai pardonné, et j'ai classé ça dans ma tête. J'ai fermé le dossier et j'ai continué ma route.»
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