Depuis environ cinq ans, le Granbyen André Lafleur est revenu au jazz instrumental. Cette fois avec un nouvel instrument, la guitare synthétiseur, qui lui a inspiré de nouvelles créations.

André lafleur, de retour au jazz instrumental

Le jazzman André Lafleur joue de temps en temps depuis quelques mois à la nouvelle Auberge D&K, située rue Principale à Sutton. Mais ce soir, il y entame une série officielle de cinq spectacles qui se veut en quelque sorte un rodage de ses nouvelles compositions en vue de l'enregistrement d'un prochain disque «quelque part cet été ou à l'automne».
Son dernier opus, Seul ensemble, remonte déjà à 2006. Un disque sur lequel il chantait «pour vrai» pour la première fois. Entre-temps, le chiropraticien de formation, qui a aussi étudié le jazz à l'université Concordia, faut-il dire, a fait un changement de cap. 
Il s'est longtemps consacré à la musique de méditation et jouait fréquemment dans les spas et les centres de yoga.«Ça me permettait de rassembler mes deux vocations: le thérapeute et le musicien», note-t-il. Depuis environ cinq ans, toutefois, il est revenu au jazz instrumental. Cette fois avec un nouvel instrument, la guitare synthétiseur, qui lui a inspiré de nouvelles créations. «C'est une guitare électrique, explique le Granbyen, mais avec laquelle je peux produire les mêmes sons qu'un synthétiseur: le piano, la trompette, la basse, même la pluie!»
À cela s'ajoute l'usage d'un «loop system», qui lui permet de s'enregistrer en direct et de s'auto-accompagner par la suite. Il n'en fallait pas plus pour raviver la flamme d'auteur-compositeur en lui. Il a aussi ressorti d'anciennes créations, qu'il s'est amusé à remanier, indique le contrebassiste à la base. «C'est un peu comme si j'avais redécouvert le jazz.»
Depuis deux ans déjà qu'il se promène ici et là dans divers événements pour se faire entendre. L'été dernier, il a aussi joué en plein air à Knowlton et Sutton à quelques reprises. «Ce sont les deux villes où j'ai le plus joué dans toute ma carrière», mentionne à cet effet le jazzman depuis plus de 20 ans. Et chaque fois, sa musique suscitait beaucoup de curiosité de la part des passants. «Ça intrigue d'entendre un accordéon, un piano et des cymbales et de ne voir qu'un gars avec sa guitare», souligne-t-il.Tous les détails dans notre édition de vendredi