Dans Le lieu précis de ma colère, l'auteure Marie Clark fait rencontrer ce qu'elle appelle les «extraterrestres»: des écorchés vifs qui n'entrent dans aucun moule de la société actuelle.

À la rencontre des «extraterrestres» : la Suttonnaise Marie Clark lance Le lieu précis de ma colère

«Je ne sais plus quoi faire avec», a lancé la femme, la lèvre tremblante, pendant que je retenais son poing levé. Sur son enfant. Le bon Samaritain l'ignore sans doute encore, mais ce geste va le transformer à tout jamais.
Dans Le lieu précis de ma colère, l'auteure Marie Clark fait rencontrer ce qu'elle appelle les «extraterrestres»: des écorchés vifs qui n'entrent dans aucun moule de la société actuelle. Les lecteurs de Mes aventures d'apprenti chevalier presque entièrement raté et Mémoires d'outre-Web retrouveront le personnage de Benjamin, enfant dyslexique et hyperactif, désormais âgé de 30 ans. «Il a accumulé beaucoup de colère. Il n'a pas fini l'école, il ne réussit pas. Je voulais montrer que ce n'est pas tout le monde qui peut rentrer dans le système», raconte la romancière de Sutton.
Le garçon à qui était destinée la gifle, René-Xavier, se prend rapidement d'affection pour l'homme qui propose à la mère du petit de s'occuper de lui. Benjamin improvise un univers peuplé de chevaliers, d'éléphants sidéraux et de fées dans lequel se réfugie RX. Bientôt, d'autres éclopés de la vie comme eux se grefferont à leur singulière tribu et viendront à créer la Base, «un centre de recollage et de décollage pour jeunes extraterrestres».
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