Le vice-président, Ressources humaines, Louis Banville, ne chôme pas pour tenter de recruter le personnel nécessaire.

Une recette aux multiples ingrédients

Yamachiche — Au Québec, Olymel a besoin d’embaucher près de 580 personnes d’ici février prochain, dont une centaine à court terme uniquement à St-Esprit. Et pas moins de 360 emplois seront créés avec l’agrandissement de l’usine de Yamachiche, en Mauricie, prévu pour 2019 au coût de 110 millions de dollars.

Depuis deux ans, Olymel a créé 1078 nouveaux emplois, principalement au Québec. À titre d’exemple, depuis l’acquisition de La Fernandière à Trois-Rivières en juin 2016, le nombre d’employés est passé de 80 à près de 200 dans une usine deux fois plus grande.

Avec un chiffre d’affaires qui dépasse les 3,2 milliards de dollars, l’entreprise emploie 11 500 personnes dont plus de 8000 au Québec. Seulement dans cette province, au cours des deux dernières années, Olymel a investi plus de 330 millions de dollars dans sa croissance, la modernisation et l’expansion de ses établissements, la conclusion de partenariats et l’acquisition d’entreprises pour une plus grande valorisation de ses produits et la conquête de nouveaux marchés.

Avec autant de développements qui ont pour effet de multiplier les emplois à pourvoir, le vice-président, Ressources humaines, Louis Banville, ne chôme pas pour tenter de recruter le personnel nécessaire.

«Il y a différentes méthodes, il n’y a pas qu’une seule solution, c’est une multitude d’éléments qui, cumulés l’un avec l’autre, permettent d’obtenir quand même des résultats somme toute assez intéressants, compte tenu des besoins importants en main-d’œuvre», explique-t-il.

D’entrée de jeu, Olymel procède d’abord à des études de densité de population et de marché du travail, que ce soit en Mauricie, Chaudière-Appalaches, Alberta ou au Nouveau-Brunswick. «Un peu partout où on a des établissements, on veut savoir de quoi est composée la main-d’œuvre dans la région, quels sont les taux d’occupation et de scolarisation et quel est l’âge des travailleurs en recherche d’emploi pour affûter nos différentes façons de recruter», précise M. Banville.

Par ailleurs, si l’organisation de journées d’emplois représente la meilleure source de recrutement, le programme de référencement mis de l’avant par l’entreprise au printemps 2016, Profil, se veut passablement efficace.

«Nos employés sont nos meilleurs ambassadeurs. Si un employé soumet une candidature qui est retenue et qui demeure au travail pendant un temps significatif dans l’entreprise, on va remettre 250 dollars à la personne qui a référé et ça peut aller jusqu’à 1500 dollars si elle nous présente trois personnes», fait-il savoir.

De plus, le recours aux réseaux sociaux est vite devenu une méthode de recrutement traditionnelle pour Olymel. «Certaines personnes reçoivent des invitations à postuler directement sur le téléphone cellulaire. Elle n’a qu’à peser sur un petit bouton qui achemine sa candidature dans nos établissements pour faire simple et rapide», décrit M. Banville tout en avouant que les pages Facebook «sollicitent du mouvement et font parler de nous».

Et les nouveaux arrivants constituent un bassin de main-d’œuvre intéressant pour l’entreprise. «C’est une chose qu’on a faite beaucoup dans les régions de Lanaudière et de la Beauce et qu’on va faire beaucoup aussi pour ce qui nous attend à Yamachiche dans la prochaine année», a-t-il laissé entendre, évoquant la collaboration des divers organismes d’intégration, l’instauration d’un système de transport au besoin et des efforts de régionalisation.

Toutefois, la politique de l’entreprise est «toujours de recruter dans la région immédiate». «Chez Olymel, 77 % de nos employés demeurent dans un rayon de 50 kilomètres autour de l’usine, 13 % viennent de 50 kilomètres et plus et 10 % sont des travailleurs étrangers temporaires. À Yamachiche, le premier réflexe qu’on va faire, c’est de recruter dans la région de Trois-Rivières et mettre des navettes à la disposition des gens pour les accommoder. Et s’il fallait aller en chercher à l’extérieur, on va faire en sorte d’optimiser toute la main-d’œuvre disponible dans la région immédiate», tient-il à indiquer.

Or, si M. Banville et son équipe ne manquent pas d’imagination pour recruter du personnel, l’entreprise dispose de plusieurs atouts pour retenir ses milliers d’employés, dont la stabilité et des conditions très concurrentielles. «Près de 2000 personnes ont plus de 25 ans de service», conclut-il fièrement.