Les activités de L.B. Maple Treat ne seront pas affectées par l’acquisition de Decacer, a-t-on fait savoir.

Une acquisition pour L.B. Maple Treat

Rogers Sugars, via sa division granbyenne L.B. Maple Treat (LBMT), a mis la main lundi sur l’entreprise Decacer de Dégelis­, une société d’embouteillage et de distribution de sirop et de sucre d’érable. Une transaction de 40 millions de dollars.

L’acquisition de l’usine d’embouteillage de la famille Levasseur, fondée en 2000 et dont les opérations sont situées dans le Bas-Saint-Laurent, permettra au géant du sucre d’élargir ses activités et son offre de produits dans le secteur acéricole.

La technologie de déshydratation du sucre d’érable de l’entreprise comptant une trentaine de travailleurs constitue un « excellent ajout » au portefeuille des produits du géant, a fait savoir son président et chef de la direction, John Holliday. « Cette opération représente une autre étape importante de nos initiatives de croissance stratégique visant à renforcer notre position de leader », a affirmé le patron de Rogers Sugars, qu’on connaît notamment pour ses produits de sucre de la marque Lantic.

L’acquéreur estime que Decacer est un « parfait complément » aux produits Lantic et à ceux concoctés par L.B. Maple Treat. « Nous prévoyons que le regroupement créera des occasions de maximiser les efforts de vente et de commercialisation, et de tirer pleinement profit des tendances de croissance positives qui ont cours dans le secteur acéricole », a renchéri par communiqué Eliott Levasseur, vice-­président de Decacer.

Ce faisant, les produits de l’érable pourraient représenter plus de 20 % du chiffre d’affaires total de la société acquéreure, et plus de 70 % des ventes seront réalisées à l’étranger, prévoit-on.

Rappelons que L.B. Maple Treat a été achetée par Rogers Sugars l’été dernier. On avait alors fait savoir que le siège social de l’entreprise, dont les propriétaires ontariens avaient cédé les rênes en 2016 à des intérêts québécois, demeurerait à Granby. La compagnie, qui embauche plus de 150 personnes, compte deux usines d’embouteillage, à Granby et à Saint-Honoré-de-Shenley au Québec, de même qu’une troisième au Vermont, en plus d’avoir des centres de distribution au Canada, aux États-Unis et en Australie. 

Selon Pierre Boucher, vice-président exécutif de la firme de communications MaisonBrison, cette transaction ne devrait pas avoir d’impact sur les emplois et les activités de la division granbyenne. « On vient vraiment compléter les activités qu’il y avait déjà, a-t-il soutenu lors d’un bref entretien téléphonique. Les deux compagnies demeureront des entités distinctes, mais la transaction nous permet d’augmenter nos produits, en plus d’avoir accès à de nouveaux clients et à de nouveaux marchés. »

Rogers Sugars indique avoir financé la transaction grâce à sa marge de crédit renouvelable de 275 millions de dollars.