En 2016, Knowlton Development Corporation comptait environ 2800 employés dans les huit installations qu’elle possédait à travers le monde. Trois ans plus tard, le nombre de travailleurs oeuvrant pour la compagnie a pratiquement doublé, passant à 5200, alors qu’on compte désormais 16 sites de production.

Un nouveau membre dans la famille KDC

La croissance de Knowlton Development Corporation (KDC) se poursuit alors que l’entreprise vient d’ajouter la société Benchmark Cosmetic Laboratories, Inc. au nombre de ses acquisitions.

Située à Irvine, en Californie, Benchmark se démarque dans le domaine de la formulation personnalisée pour diverses entreprises dans l’industrie de la beauté. Fondée en 2007, la compagnie fabrique notamment des produits pour la peau et pour les cheveux de même que des produits solaires, et innove en s’associant avec des fournisseurs d’ingrédients pour tester de nouvelles formules.

La fondatrice et dirigeante de l’entreprise, Susan Golsdberry, demeurera présidente de Benchmark en tant que nouvelle division de KDC, a-t-on appris dans un communiqué diffusé mardi avant-midi.

« Benchmark incarnera notre centre d’innovation de la côte ouest et nous permettra d’améliorer notre capacité à innover, à exceller dans la recherche et dans le développement, et à répondre aux besoins en services de tests en laboratoire de nos clients. Nous partageons avec Benchmark un engagement commun, celui d’offrir des produits innovants de pointe à nos marques partenaires », a déclaré Nicholas Whitley, président et chef de la direction de KDC.

Expansion

Rappelons qu’en octobre 2014, 900 emplois ont été consolidés par KDC grâce à un investissement de 165 millions de dollars dans le réaménagement de ses installations et l’amélioration de ses équipements afin de poursuivre l’automatisation de certains processus, et dans les acquisitions, qui selon les souhaits de la haute direction, aurait permis de doubler la taille de l’entreprise en quatre ans.

On peut aujourd’hui constater que c’est mission accomplie.

En 2016, l’entreprise comptait environ 2800 employés dans les huit installations qu’elle possédait à travers le monde. Trois ans plus tard, le nombre de travailleurs oeuvrant pour la compagnie a pratiquement doublé, passant à plus de 5000, alors qu’on compte désormais 16 sites de production répartis au Canada, aux États-Unis, en France, au Royaume-Uni et en République tchèque.

Au Québec seulement, 850 personnes sont employées par KDC, dont le siège social est à Longueuil et qui a toujours son usine à Lac-Brome.

Le monde dans la mire

L’acquisition de Benchmark est la toute dernière d’une longue liste de transactions qui ont permis à KDC de se positionner avantageusement sur la scène mondiale.

En juillet dernier, la compagnie annonçait avoir mis la main sur la société française Groupe Alkos. En 2017, les Américaines Aromair Fine Fragrance et Northern Labs sont aussi passées sous le giron du fleuron québécois.

Avant cela, KDC s’était payé les sociétés californiennes Thibiant International Inc. et Cosmetic Technologies, de même que les entreprises ChemAid, Kolmar Laboratories et Acupac Packaging.

Rappelons qu’en novembre 2018, la Caisse de dépôt et placement du Québec s’est départie d’une grande quantité d’actions dans KDC One, ce qui a permis à l’entreprise de poursuivre son expansion. Au même moment, KDC s’était associée à la société de portefeuille Cornell Capital pour accélérer sa stratégie de croissance internationale.

Comme l’Asie est dans la mire de la compagnie, ce partenariat avec la société d’investissement ayant des bureaux à New York et à Hong Kong était naturel, dit-on.

« Oui, l’Asie est un marché important des produits de beauté, de santé et de soins personnels, notamment pour les marques de prestige. C’est donc un marché stratégique et une cible importante pour générer la croissance future de KDC et étendre l’empreinte géographique de la société. Nous évaluons constamment diverses opportunités d’acquisitions et de croissance organique, et l’Asie en fait partie », a pour sa part indiqué Valérie Gonzalo, conseillère en relations publiques pour Ago Communications, lors d’un échange de courriels.