Près de 130 «fans» ont essayé le jeu vidéo Crash Team Racing Nitro-Fueled en grande primeur tout en faisant de la course de kart, lors du lancement organisé par Beenox.

Beenox: nouveau départ pour le jeu Crash Team Racing Nitro-Fueled

Amateur de jeu vidéo ou nostalgique des années 90 seront ravis: le populaire jeu vidéo Crash Team Racing Nitro-Fueled est complètement «remastérisé». Près de 130 «fans» l’ont essayé en grande primeur tout en faisant de la course de kart. Un lancement ludique et réussi à Québec, signé Beenox.

Il est 9h30. Un autobus jaune attend devant le studio Beenox. Une vingtaine de jeunes, vêtus de t-shirt à l’effigie de leurs jeux vidéo préférés y embarquent. Direction : le KCR Karting Château-Richer pour le lancement du jeu vidéo Crash Team Racing Nitro-Fueled (CTR). Au programme : jouer au jeu et faire du kart.

À leur arrivée, ils reçoivent une cocarde verte, inscrite «fan». Plus de 100 jeunes dans la vingtaine, dont le trois quart sont des étudiants dans le domaine des jeux vidéo, ont les yeux rivés sur les consoles. Ils meurent d’envie d’essayer la nouvelle version de ce jeu de course. Impatients, ils regardent la partie très intense entre les six joueurs. Le plaisir est au rendez-vous.

Pour Frédérick Sundström qui étudie en conception de jeux vidéo au Cégep Limoilou, participer à cet évènement est un grand privilège. «C’est incroyable d’assister à un lancement et de vivre ça avec les créateurs du jeu», explique-t-il. Même constat pour son collègue Jonathan Lacasse qui lui aussi souhaite travailler dans le domaine. «C’est une immersion totale. Le lancement est trippant et en plus on peut poser des questions aux gens de Beenox», indique-t-il, en attendant son tour pour jouer. La table où se trouve les consoles est sur une terrasse avec vue sur la piste de go kart. Assis dans leurs grosses chaises de «gamer», les joueurs sont complètement hypnotisés par leur partie. Ceux qui attendent en file aussi. Ils commentent les bons et les moins bons coups des joueurs.

Un brin de nostalgie

«J’étais tombé en amour avec ce jeu quand il était sorti», explique le directeur créatif et codirecteur du studio Beenox, Thomas Wilson. En «remastarisant» ce jeu, il était extrêmement important d’être à la hauteur des attentes de la communauté, croit le directeur artistique de Beenox, Jason Godbout. «Notre mission était de prendre un jeu qui fonctionnait vraiment bien il y a 20 ans, mais le rendre encore plus extraordinaire», souligne-t-il.

Maxime Lévesque, un «fan» du jeu depuis longtemps, a entendu parler de cet évènement par le biais des réseaux sociaux. «J’ai su que le lancement allait arriver à cause des rumeurs sur le Web. Je me suis tenu au courant sur les réseaux sociaux, et j’ai gagné un concours sur la page Facebook», confie-t-il. Il trouve la nouvelle version extrêmement plaisante. «Je suis un grand fan du classique, j’ai toujours joué à ce jeu», indique-t-il. Le nouvel esthétisme et les nouvelles fonctions sont grandement appréciés des joueurs. «C’est beaucoup plus beau, et on a ajouté des fonctionnalités. On peut faire des courses en ligne, on peut personnaliser son kart et les personnages. On va aussi sortir du contenu additionnel après la sortie du jeu», explique Thomas Wilson.

Du virtuel au terrain

Pour plusieurs, l’idée de faire un lancement de jeu vidéo de course dans un karting est une idée de génie. «Je n’ai jamais vu un lancement aussi investi et aussi proche du jeu, c’est un concept super intéressant», confie l’étudiant en conception de jeux vidéo au Cégep Limoilou Jérémie Lemelin. Pour les organisateurs, il allait de soi de faire cet évènement sur une piste de karting. «C’était évident qu’il fallait inviter des fans à venir essayer le jeu en primeur et qu’ils aient l’occasion de faire la course dans le vrai monde», souligne Thomas Wilson.

Vers 13h, les organisateurs annoncent la partie ultime virtuelle. Les trois fans qui ont eu le meilleur score contre trois développeurs du jeu vidéo. Une foule se rassemble autour d’eux. Armés de leurs consoles, la partie débute. Au premier tour, ce sont les développeurs qui gagnent. Puis au second, l’équipe des fans. Le directeur créatif, Thomas Wilson, commente le match. La tension est palpable. Puis, l’équipe des développeurs l’emporte. L’un des trois fans, Thomas Sassano essoufflé par cette partie est tout de même heureux d’avoir participé à ce défi. «J’adore la refonte de tous les circuits, et au niveau contrôle, on retrouve bien l’ancien sentiment. Il y a quelques différences, mais mineures. Et j’adore le fait qu’ils ont rajouté du contenu», explique cet étudiant à la maîtrise en jeux vidéo à l’Université du Québec à Chicoutimi. Ravis d’avoir passé la matinée à jouer et à conduire un kart, les fans sont reconnaissants d’avoir pu discuter avec les concepteurs du jeu qu’ils ont découvert avec fébrilité.