On voit ici le président et chef de la direction de Retec, François Dandenault, entouré de Robert Langlois, responsable du groupe papier de l’entreprise et de Djamel Baghdad, directeur du laboratoire et de la recherche.

Retec: des produits d'emballage écologiques et révolutionnaires

Une révolution s’opère dans le tout nouveau centre de recherche de Retec à Bromont. Les produits d’emballage écologiques de l’entreprise sont à ce point raffinés qu’ils peuvent rivaliser, à coût égal ou moindre, avec ceux qui sont à base de dérivés pétroliers, notamment le polyéthylène, affirme le président et chef de la direction de la compagnie, François Dandenault. « Notre marché n’a pas de barrière, les possibilités sont illimitées. On peut s’attendre à un déploiement exponentiel. »

Le grand patron de Retec a le sourire facile ces temps-ci. Et pour cause. Les partenariats d’affaires de son entreprise avec d’importants joueurs dans le monde de l’emballage s’enchaînent à vitesse grand V. « Ça fait plus de 20 ans que l’on peaufine nos procédés. Que l’on développe de nouveaux produits toujours plus performants, en gardant toujours en tête l’aspect écologique. On a investi plus de 6M$ dans le projet. Maintenant, on ouvre les valves, illustre-t-il. On va frapper un grand coup. »

Résident de longue date à Bromont, François Dandenault a choisi d’y établir son centre de recherche. Entre les murs du quartier général, boulevard de l’Innovation, l’équipe s’affaire à développer des composites pour traiter l’emballage afin de le rendre imperméable, « repulpable », biodégradable et compostable. « On vend de la science... en accord avec dame nature », lance l’homme d’affaires, évoquant deux slogans de la compagnie.

L’approche de l’organisation porte ses fruits. À ce jour, l’entreprise travaille entre autres avec des fournisseurs du géant McDonald’s, de Tim Hortons, de Metro et d’une panoplie d’autres ténors de l’industrie de l’alimentation.


«  Notre marché n’a pas de barrière, les possibilités sont illimitées. On peut s’attendre à un déploiement exponentiel.  »
François Dandenault, président et chef de la direction de Retec

Nouveaux marchés

Allant du sachet de sucre au sac de maïs éclaté puis aux verres de café et de boissons de toutes sortes, Retec élargit jour après jour les débouchés pour ses produits novateurs, dont les principaux attraits sont leur polyvalence, leur qualité et leur imperméabilité. « On est en train de travailler sur des contenants de crème glacée, de yogourt. Il y a aussi la pinte de lait. On parle d’un marché de plusieurs milliards de dollars à l’échelle mondiale », indique François Dandenault. Un nouveau brevet est par ailleurs en instance.

En fait, Retec compte faire des percées un peu partout sur le globe, notamment aux États-Unis, en Chine, en Europe puis en Amérique du Sud.

Transfert technologique

Outre la possibilité de donner une seconde vie à ses produits, Retec développe des technologies limitant le suremballage.

« Utiliser deux sacs alors que tu n’en as besoin que d’un seul, ça n’a simplement pas d’allure. Autant pour l’aspect écologique que pour la rentabilité des entreprises. On s’est attaqué au problème et on a une solution avec notre barrière [imperméabilisante] hyper performante. Il n’y a rien de comparable sur le marché », fait valoir M. Dandenault.

Bien que Retec dispose de ses propres usines lui permettant de desservir certains clients spécifiques, le président mise sur des partenariats avec des géants de la fabrication pour poursuivre l’essor de sa compagnie. Et surtout, pour répondre à la demande grandissante pour ses produits. « Dans le monde des affaires, si tu ne sais pas reconnaître tes forces, tu manques le bateau. Notre principal créneau, c’est le savoir-faire, l’expertise derrière la technologie. Et c’est ce que nos clients recherchent », mentionne l’ancien directeur du développement chez Cascades.

Le transfert technologique est donc au cœur de la stratégie d’expansion de l’entreprise bromontoise. « Grâce à l’expérience de notre équipe, nos clients n’ont pas à se doter de machines à plusieurs millions pour migrer vers nos produits. On simplifie leur parcours et on adapte leurs équipements. Ça donne un emballage 100 % vert à un coût extrêmement bas. On a le meilleur des deux mondes. »