Le président de QTG Solutions tubulaires, Giancarlo Talarico, compte poursuivre l’expansion de l’entreprise aux États-Unis.
Le président de QTG Solutions tubulaires, Giancarlo Talarico, compte poursuivre l’expansion de l’entreprise aux États-Unis.

Quali-T-Groupe en pleine expansion avec une nouvelle usine de 20M$

Jean-François Guillet
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est
Les affaires vont plutôt bien pour Quali-T-Groupe. Et 2020 s’annonce très effervescente. L’entreprise de Bromont vient de se départir de sa division de fabrication et se consacre désormais uniquement au créneau de la transformation de produits d’acier. Une étape cruciale pour la compagnie familiale plus que centenaire, qui investit près de 20 millions de dollars pour construire une nouvelle usine dotée d’équipements à la fine pointe.

En 1909, Giacomo et Dominic Talarico ont fondé Talarico Ltd à Montréal, une entreprise spécialisée dans la ferblanterie. Quatre générations plus tard, la compagnie est plus florissante que jamais et se tourne résolument vers l’avenir.

En 2017, on a triplé nos revenus. On a dû gérer une croissance continue. [...] Aujourd’hui, on s’apprête à relever de très beaux défis», a confié Giancarlo Talarico, président de l’entreprise qui se nomme désormais QTG Solutions tubulaires.

La récente vente de la division de fabrication de tubulaires d’acier était incontournable pour que Quali-T-Groupe demeure dans le peloton de tête dans son domaine. «On a décidé de vendre à un concurrent parce que cette portion du marché est plus difficile depuis une dizaine d’années. On préfère être les meilleurs dans notre créneau plutôt qu’un joueur parmi tant d’autres», a expliqué le grand patron de l’entreprise.

En fait, QTG Solutions tubulaires se positionne comme «l’une des plus grosses compagnies» en Amérique du Nord dans cette niche, a-t-il spécifié.

On voit ici une ébauche de la future usine de QTG, qui sera construite rue Unifix à Bromont.

Superficie triplée

La nouvelle usine climatisée de 76 000 pieds carrés de QTG sera construite rue Unifix, dans le parc scientifique de Bromont. L’entreprise triplera ainsi la superficie de son quartier général actuel, dans le parc industriel. Le projet d’ensemble nécessitera un investissement avoisinant 20 millions $. On parle d’environ 8 millions $ pour l’immeuble, près de 10 millions $ en équipements de pointe.

Si tout se déroule comme prévu, le lancement du chantier est imminent. L’aménagement des locaux devrait se faire en janvier prochain et le bâtiment industriel devrait être opérationnel en juin 2021.

L’entreprise injectera également 2 millions $ pour la formation des employés. À ce chapitre, QTG prévoit ajouter au cours des deux prochaines années une vingtaine de personnes à son équipe, qui en compte déjà 55. «Notre équipe est notre force. Nos clients recherchent avant tout notre expertise», a fait valoir M. Talarico.

Or, pourquoi avoir choisi de poursuivre l’aventure familiale à Bromont? «C’est une ville très dynamique, près de l’autoroute, a mentionné le président. On a aussi un excellent support de la part du CLD Brome-Missisquoi et de la municipalité. Ça fait toute la différence pour une entreprise en croissance.»

De son côté, la Ville a acquis le site et l’usine actuelle de QTG, rue Pacifique. Étant donné que l’immeuble est adjacent aux infrastructures de la division des travaux publics, la municipalité s’en servira notamment pour agrandir le garage municipal, a confirmé le maire, Louis Villeneuve.

Protectionnisme

À ce jour, la clientèle de QTG provient à 40% des États-Unis, et autant au Québec puis 20% dans le reste du Canada. Bien qu’il considère comme injustifiées les mesures protectionnistes du gouvernement Trump, Giancarlo Talarico ne les voit pas comme une menace aux activités de sa compagnie.

«Nous sommes chanceux parce que nos produits sont transformés, a-t-il dit. La plupart d’entre eux n’ont pas d’impacts avec les tarifs (sur l’acier). Nous avons aussi un bon avantage concurrentiel avec [la valeur] du dollar canadien.»

D’ailleurs, le président de QTG compte multiplier les contrats chez nos voisins du Sud au cours de la prochaine année, un marché qu’il qualifie de bouillonnant.