Télétravail: les attentes des employés

Pierre Théroux
Collaboration spéciale

Proximité PME présente des contenus qui mettent en valeur des approches et pratiques, d’ici et d’ailleurs, à la fois innovantes et inspirantes. À surveiller le samedi: des cas d’entreprises du Québec qui s’illustrent sur des enjeux importants du monde des affaires. 

***

Plus de la moitié (52 %) des employés souhaitent que leurs organisations adoptent à l’avenir des modèles de travail hybrides et plus flexibles, qui combinent le travail à distance et du temps passé au bureau, révèle un sondage de la firme McKinsey qui démontre par ailleurs que l’incertitude quant aux modalités du travail qui seront en vigueur après la pandémie leur cause de l’anxiété.

L’enquête indique plus précisément qu’un employé sur deux aimerait travailler à domicile au moins trois jours par semaine une fois la pandémie terminée. Les entreprises qui préconisent un retour permanent au bureau risquent même de perdre des employés: plus d’un quart (30 %) des personnes interrogées ont en effet déclaré qu’elles envisageraient de changer d’employeur si leur organisation les obligeait à travailler au bureau à plein temps.

Les employés avec de jeunes enfants sont les plus susceptibles de préférer des lieux de travail flexibles, alors que seulement 8 % d’entre eux opteraient pour travailler entièrement sur place. Les employés sans enfants de moins de 18 ans sont près de trois fois plus susceptibles de préférer le travail au bureau, mais la majorité penche toujours sur des modèles plus flexibles.

Autre constat: le manque de communication claire sur l’avenir du travail postpandémique est une source d’anxiété chez bon nombre d’employés. Les dirigeants d’entreprise ont donc intérêt à partager leurs intentions, même si elles ne sont pas encore clairement établies. Les organisations qui ont articulé des politiques et des approches plus spécifiques sur l’avenir des modèles de travail ont d’ailleurs vu le bien-être des employés et la productivité augmenter.

Avec la participation de l’École d’Entrepreneurship de Beauce