Télétravail: évitez de vous transformer en Big Brother!

Pierre Théroux
Collaboration spéciale

Proximité PME présente des contenus qui mettent en valeur des approches et pratiques, d’ici et d’ailleurs, à la fois innovantes et inspirantes. À surveiller le samedi: des cas d’entreprises du Québec qui s’illustrent sur des enjeux importants du monde des affaires.

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La pandémie a amené de nombreux employés québécois à se transformer, du jour au lendemain, en télétravailleurs. Certains dirigeants, qui n’étaient déjà pas très favorables à l’idée de laisser les employés travailler de la maison, se sont sûrement inquiétés de savoir si leurs employés seraient ainsi moins productifs. D’autres sont peut-être même allés trop loin en implantant un système de contrôle des activités de leurs employés pour s’assurer de leur productivité. Mais il faut bien prendre garde de ne pas tomber dans l’espionnage à la façon Big Brother, prévient le magazine Dynamique Entrepreneuriale.

Un dirigeant d’entreprise dispose bien sûr d’un pouvoir de direction qui lui permet de vérifier le travail de ses employés. Mais ce droit de contrôle n’est pas absolu et doit se faire dans la transparence et le respect des libertés fondamentales, rappelle le magazine. Des règles de droit empêchent en effet un employeur de contrôler tous les faits et gestes de ses employés à leur insu, bref de les espionner.

Les formes d’espionnage, grâce au développement de nouvelles technologies et de logiciels simples à utiliser peuvent être diverses: espionnage des courriels, des ordinateurs, des téléphones, ou encore la géolocalisation des salariés et les écoutes téléphoniques. Mais s’il est possible de contrôler le travail d’un employé, plusieurs règles doivent être respectées. Par exemple, l’employé doit être informé de l’installation de tout dispositif de surveillance. Des contrôles trop stricts risquent toutefois de démotiver les troupes. Contrôler trop fermement ses employés est souvent la meilleure manière de voir leur productivité et leur implication s’effondrer.

Avec la participation de l’École d’Entrepreneurship de Beauce