Revoir sa gestion des approvisionnements

Pierre Théroux
Collaboration spéciale

Proximité PME présente des contenus qui mettent en valeur des approches et pratiques, d’ici et d’ailleurs, à la fois innovantes et inspirantes. À surveiller le samedi: des cas d’entreprises du Québec qui s’illustrent sur des enjeux importants du monde des affaires. 

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Les entreprises ont passé la majeure partie de la dernière année à s’adapter à des circonstances exceptionnelles. Mais si le début du 21e siècle sera décrit à l’avenir comme l’époque de l’avant-COVID et l’après-COVID, la pandémie a accéléré et façonné de nouvelles tendances qui perdureront dans le temps, indique la firme de consultants McKinsey.

La crise actuelle a notamment révélé d’importantes vulnérabilités dans les chaînes d’approvisionnement de nombreuses entreprises. L’arrêt des activités en Chine, plus particulièrement, de même que la fermeture temporaire d’entreprises a mis en lumière la fragilité des échanges entre certaines organisations et leurs fournisseurs. Les entreprises devront se mettre en mode «juste à temps plus», le «plus» signifiant «au cas où».

Elles devront faire une meilleure gestion de ces risques. Et ce, en prenant conscience que les coûts de production en Chine et dans d’autres pays dits émergents ne sont plus aussi concurrentiels qu’avant. En outre, les entreprises manufacturières qui ont pris le virage vers l’industrie 4.0 peuvent compenser la moitié de l’écart de coût de la main-d’œuvre entre la Chine et les États-Unis.

La crise a justement accéléré cette quatrième révolution industrielle et la recherche de gains de productivité. De nombreux dirigeants sondés par McKinsey ont déclaré avoir agi de 20 à 25 fois plus rapidement qu’ils ne le pensaient possible dans l’utilisation de nouvelles technologies dans leurs activités de gestion et de production. Les changements de comportement d’achat ont aussi amené les entreprises à répondre rapidement aux besoins des consommateurs d’acheter en ligne. Or, encore là, il n’y aura pas de retour en arrière.

Avec la participation de l’École d’Entrepreneurship de Beauce