Pandémie: attention aux risques psychosociaux

Pierre Théroux
Collaboration spéciale

Proximité PME présente des contenus qui mettent en valeur des approches et pratiques, d’ici et d’ailleurs, à la fois innovantes et inspirantes. À surveiller le samedi: des cas d’entreprises du Québec qui s’illustrent sur des enjeux importants du monde des affaires.

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La deuxième vague de la pandémie risque malheureusement de faire resurgir les symptômes de détresse psychologique chez un nombre important d’employés. Le stress lié à la peur d’être contaminé, jumelé aux inquiétudes relatives à l’avenir de l’entreprise, à la pérennité de l’emploi ou encore aux changements dans l’organisation du travail, sont autant de risques psychosociaux qui peuvent aussi être néfastes pour une entreprise, prévient un article du magazine français Chef d’Entreprise.

En France, près de la moitié (44 %) des salariés auraient vécu des périodes de détresse psychologique pendant le confinement, indique un sondage. Le télétravail, qui a engendré sa part de distanciation sociale, de même que le déconfinement graduel n’ont pas permis un retour à la normale. Un employeur, déjà lui-même aux prises avec les effets de la COVID-19 sur la rentabilité ou encore la survie de l’entreprise, ne doit pas pour autant négliger l’impact sur la santé mentale des travailleurs.

D’autant plus que le bien-être au travail et la performance économique de l’entreprise vont généralement de pair, fait valoir l’article. La satisfaction au travail favorisera en effet l’engagement des salariés et augmentera leur créativité, tout en diminuant l’absentéisme au sein de l’entreprise. L’employeur a donc tout intérêt à conserver une qualité de vie au travail, ce qui aura un impact direct sur les résultats de l’entreprise. Il est même tenu, selon le code du travail en France mais aussi au Québec, à protéger la santé mentale et physique de ses travailleurs.

Avec la participation de l’École d’Entrepreneurship de Beauce