Ne pas sabrer ses dépenses de marketing en pleine récession

Pierre Théroux
Collaboration spéciale

Proximité PME présente des contenus qui mettent en valeur des approches et pratiques, d’ici et d’ailleurs, à la fois innovantes et inspirantes. À surveiller le samedi: des cas d’entreprises du Québec qui s’illustrent sur des enjeux importants du monde des affaires.

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En période de récession, les entreprises adoptent généralement des stratégies de rationalisation et de réduction de coûts. Les activités de marketing sont souvent les premières à subir des coupes. À preuve: Google et Facebook ont enregistré des revenus publicitaires nettement inférieurs ces derniers mois.

Or, l’expérience des précédentes récessions démontre que les entreprises qui ont le mieux rebondi sont celles qui, au contraire, n’ont pas diminué leurs dépenses de marketing et, dans de nombreux cas, les ont même augmentées, indique un article du Harvard Business Review.

Le magazine précise que diverses recherches menées dans les secteurs des biens de consommation au Royaume-Uni et de l’automobile aux États-Unis montrent que des produits lancés pendant une récession ont non seulement de meilleures chances de survie à long terme, mais entraîneront du même coup des revenus de vente plus élevés. Cette situation est notamment attribuable au fait qu’il y a moins de nouveaux produits sur le marché contre lesquels l’entreprise doit rivaliser. Elle s’explique aussi du fait que les entreprises concentrent leurs activités de R&D sur le développement de produits qui offrent les meilleures perspectives de ventes.

Le timing est tout aussi important. La meilleure période pour lancer un nouveau produit est juste après le point médian de la récession, révèle diverses recherches. C’est à ce moment que les consommateurs commencent à penser à l’achat éventuel de produits non essentiels et dispendieux (comme une voiture). Or, un nouveau produit innovant fait naître l’espoir d’une reprise de l’économie et que le consommateur pourra bientôt se permettre de l’acheter.

Avec la participation de l’École d’Entrepreneurship de Beauce