Mieux choisir ses leaders

Pierre Théroux
Collaboration spéciale

Proximité PME présente des contenus qui mettent en valeur des approches et pratiques, d’ici et d’ailleurs, à la fois innovantes et inspirantes. À surveiller le samedi: des cas d’entreprises du Québec qui s’illustrent sur des enjeux importants du monde des affaires. 

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La pandémie a aussi eu l’effet de mettre en lumière la capacité des leaders à répondre adéquatement à une telle crise. Au mieux, elle a laissé apparaître des limites dans les pratiques actuelles, au pire, elle a soulevé l’incompétence de certains : seulement 22 % des professionnels pensent que les leaders de leur entreprise ont le bon état d’esprit pour prospérer dans l’économie digitale.

Or, plutôt que de chercher à percer les secrets et les compétences clés des leaders parfaits, il serait en effet plus opportun de s’interroger sur les moyens utilisés pour les identifier, indique le magazine Forbes. Plusieurs recherches ont en effet déjà démontré qu’un leader qui partage une vision et optimise les relations entre tous, qui considère les besoins individuels, encourage l’expression des idées et mobilise autour d’un objectif commun, influencerait positivement les employés.

Pourquoi, malgré des preuves solides, ces qualités ne sont toujours pas une référence dans les entreprises ? Pourquoi continue-t-on de promouvoir des leaders en inadéquation des modèles considérés efficaces ? Tout simplement parce que nos pratiques d’identification des leaders sont encore trop souvent basées sur l’intuition, répond l’article.

En s’appuyant trop fortement sur les perceptions, les leaders de nos entreprises sont donc choisis pour leur force de conviction et parce qu’ils ressemblent à des leaders, et pas nécessairement, car ils le sont réellement. Cette tendance amène malheureusement à promouvoir des leaders aux tendances narcissiques et autoritaires, qui pourraient s’avérer destructeurs pour l’entreprise, et contribue également à la création d’un cercle de décision pernicieux : les leaders narcissiques sont plus enclins à apprécier et à valoriser les collaborateurs qui leur ressemblent.

Avec la participation de l’École d’Entrepreneurship de Beauce