L’insécurité de la 5G?

Pierre Théroux
Collaboration spéciale

Proximité PME présente des contenus qui mettent en valeur des approches et pratiques, d’ici et d’ailleurs, à la fois innovantes et inspirantes. À surveiller le samedi: des cas d’entreprises du Québec qui s’illustrent sur des enjeux importants du monde des affaires.

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Des usines de mieux en mieux connectées, des villes et maisons davantage intelligentes, des véhicules de plus en plus autonomes : la technologie 5G, qui touche une foule d’autres secteurs d’activité, est à nos portes. Mais si cette cinquième génération des communications sans fil facilitera la connectivité entre des milliards d’équipements, son déploiement risque aussi d’accentuer les risques de cybercriminalité, prévient le Journal du Net.

En soi, la 5G n’apportera pas de nouvelles vulnérabilités. En revanche, les usages associés à la 5G sont particulièrement critiques et les nombreux services qu’elle supportera augmenteront la surface de risque, estime-t-on. Dans les villes intelligentes, par exemple, des communications sensibles pourront désormais être échangées entre les gestionnaires d’électricité, les transporteurs publics ou la municipalité.

En densifiant le réseau, la 5G donnera notamment le véritable coup d’envoi de l’internet des objets. Des dizaines de milliards d’appareils intelligents présents dans l’industrie, les bâtiments intelligents ou l’automobile seront connectés en 5G. Résultat : des hackers pourraient aisément pirater une multitude d’objets connectés, de type caméras de surveillance IP ou capteurs industriels.

La vague d’attaques qui avait sévi fin 2016, touchant notamment une entreprise spécialisée en infrastructures et logiciels dédiés à la gestion, à la sécurité et à l’évolution des données, pourrait n’être qu’un aperçu de ce qui nous attend.

La négligence des fabricants est pointée du doigt, mais la responsabilité incombe également aux entreprises : 90 % d’entre elles possèdent des objets connectés non approuvés sur leurs réseaux ou souvent connectés à l’insu des équipes TI ou de sécurité, indique une étude.

Avec la participation de l’École d’Entrepreneurship de Beauce