Les questions de harcèlement et de climat toxique en milieu de travail ont refait surface ces derniers temps, dans la foulée notamment d’une série d’allégations de la part d’employés du Musée des Beaux-Arts de Montréal et du bureau de la gouverneure générale à Rideau Hall.
Les questions de harcèlement et de climat toxique en milieu de travail ont refait surface ces derniers temps, dans la foulée notamment d’une série d’allégations de la part d’employés du Musée des Beaux-Arts de Montréal et du bureau de la gouverneure générale à Rideau Hall.

Le temps de changer d’approche en matière de harcèlement au travail?

Pierre Théroux
Collaboration spéciale

Proximité PME présente des contenus qui mettent en valeur des approches et pratiques, d’ici et d’ailleurs, à la fois innovantes et inspirantes. À surveiller le samedi: des cas d’entreprises du Québec qui s’illustrent sur des enjeux importants du monde des affaires.

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Les questions de harcèlement et de climat toxique en milieu de travail ont refait surface ces derniers temps, dans la foulée notamment d’une série d’allégations de la part d’employés du Musée des Beaux-Arts de Montréal et du bureau de la gouverneure générale à Rideau Hall.

Ces récents événements mettent en lumière le fait que les programmes et procédures mis en place par de nombreuses entreprises au fil des ans n’ont pas rendu leur environnement de travail plus accueillant pour les femmes, rapporte d’ailleurs un article du magazine Harvard Business Review.

L’article fait valoir que l’ancienne approche n’a pas apporté les résultats escomptés, dû à de nombreux obstacles qui n’encourageaient pas la dénonciation. Par exemple, les nombreuses formalités de dénonciation n’incitent pas les employés à soulever des questions sensibles et émotionnellement bouleversantes. Par ailleurs, une victime de harcèlement peut ne pas vouloir ou avoir besoin que le harceleur soit puni si elle juge le geste mineur et qu'elle veut simplement faire cesser un tel comportement.

Une nouvelle stratégie favorisant des dénonciations formelles ou anonymes et confidentielles entraînerait plus efficacement le dépôt et la résolution de situations de harcèlement. Le texte fait état d'un système de signalement électronique confidentiel qui permettrait à un employé de demander que son rapport soit conservé jusqu’à ce qu’un collègue dépose une plainte contre la même personne. L’article suggère aussi le recours à une entité indépendante pour enquêter sur les plaintes et recommander des mesures et sanctions. Mais, conclut l’article, encore faut-il que les employeurs veuillent sincèrement mettre fin aux situations de harcèlement.

Avec la participation de l’École d’Entrepreneurship de Beauce