Femmes dirigeantes : éliminer les biais de genre

Pierre Théroux
Collaboration spéciale

Proximité PME présente des contenus qui mettent en valeur des approches et pratiques, d’ici et d’ailleurs, à la fois innovantes et inspirantes. À surveiller le samedi: des cas d’entreprises du Québec qui s’illustrent sur des enjeux importants du monde des affaires. 

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Même si la situation s’améliore graduellement, les femmes sont encore trop peu nombreuses à occuper des postes de direction dans les entreprises qui, pour plusieurs, continuent d’associer à tort le leadership à la masculinité, déplore un article de l’édition française du magazine Forbes.

Les entreprises doivent comprendre que les initiatives généralement recommandées pour promouvoir le leadership au féminin sont souvent contre-productives. La discrimination positive, comme les quotas de représentation, apporte plus d’inconvénients que de solutions, car ce type d’initiative laisse faussement penser que le groupe favorisé, ayant besoin d’aide, est moins compétent.

Nombre de politiques actuelles cherchent à résoudre des problèmes profonds d’inégalités, cumulées depuis des décennies, en forçant à croire que ce sont les femmes qui doivent changer. Cette supposition est toutefois basée sur quatre erreurs fondamentales : que (1) les femmes sont la source du problème, (2) que le leadership actuel est efficace, (3) que notre système d’évaluation et promotion se fait au mérite, (4) que les êtres humains sont les mieux placés pour en évaluer d’autres.

L’article propose quatre actions pour y remédier. L’une d’elles vise à mieux comprendre et identifier qui sont les véritables et bons leaders. L’efficacité du leadership est principalement une question de pouvoir avec les employés, et non sur eux. Or, à cet égard, les femmes présentent un avantage avec des scores supérieurs sur les traits d’humilité, de sympathie ou d’altruisme. Le débat sur l’égalité de genre dans la sélection des leaders, plutôt qu’un affrontement homme-femme, doit devenir un débat de compétences.

Avec la participation de l’École d’Entrepreneurship de Beauce