Guillaume Proulx est le président-fondateur de l’entreprise granbyenne Prowl, qui se lance à l’assaut du marché québécois et canadien de la chaussure sport.

Prowl: des chaussures de sport québécoises... et granbyennes

Des chaussures de sport québécoises, c’est possible ? C’est non seulement possible, mais bien réel depuis un an. Et c’est à Granby que ça se passe.

Sans avoir la prétention de vouloir compétitionner avec les Nike, Adidas et Under Armour de ce monde, Guillaume Proulx avance pas à pas dans le giron avec sa gamme Prowl. Son objectif : s’établir surtout sur le marché canadien.

« Des marques québécoises même canadiennes, il y en a très peu dans la chaussure sport », fait remarquer l’entrepreneur de 34 ans. Outre Math Sport, à Québec, qui se spécialise dans les souliers de course, il n’en connaît pas d’autres.

Jusqu’à maintenant, il a créé trois modèles conçus essentiellement pour l’entraînement en salle de type crossfit ou fitness, mais aussi de style streetwear, pour un usage plus général. En 12 mois, il en a vendu quelque 300 paires, non seulement dans la province, mais également dans l’Ouest canadien et même aux États-Unis, dit-il.

« Mes ventes se font principalement en ligne, mais j’ai quelques points de dépôt dans des endroits bien précis comme des gyms », précise-t-il.

Dans la région, on peut notamment se procurer ses chaussures, dont le prix varie entre 80 et 130 $, aux ProGym de Farnham et Cowansville, ainsi que chez Granby Nutrition, situé sur la rue Principale.

Particularité intéressante : moyennant un petit supplément, il est possible de personnaliser ses différents modèles à l’effigie d’un athlète, d’une équipe sportive ou encore d’une entreprise. « Ça se fait déjà pas mal avec des t-shirts ou des casquettes, mais personne ne le proposait encore pour des souliers », souligne Guillaume Proulx.

L’ancien homme fort Hugo Girard est d’ailleurs l’un de ceux qui lui ont commandé des chaussures personnalisées affichant son propre logo, et deux autres athlètes américains en culturisme ont fait de même, laisse-t-il savoir.

« Mes chaussures personnalisées pourraient aussi servir à compléter un uniforme corporatif », fait-il remarquer, mentionnant comme exemple celui des employés de spa.

L’ancien homme fort Hugo Girard est l’un de ceux qui lui ont commandé des chaussures personnalisées affichant son propre logo.

D’ouvrier à designer

Prowl est né de la passion débordante de Guillaume Proulx pour les chaussures. Adolescent, le Granbyen était fasciné par les souliers de skate. « À 15 ans, j’ai commencé à dessiner mes propres modèles ainsi que des vêtements. Je voulais aller étudier au Cégep Marie-Victorin en design de mode », raconte-t-il.

Mais comme il arrive bien souvent, son rêve de jeunesse s’est estompé avec le temps. Le jeune homme a commencé à travailler « dans une shop de bois » avant de s’enrôler dans l’armée.

« Mais est arrivé le moment où j’ai dû m’arrêter pour pousser ma réflexion sur ce que je voulais vraiment faire dans la vie. » La réponse n’a pas tardé à se manifester : dessiner des souliers !

Mais encore fallait-il trouver un manufacturier qui allait accepter de les lui fabriquer ! Après avoir cogné à plusieurs portes, le président-fondateur de Prowl a trouvé son partenaire en Asie. « J’aurais aimé qu’elles soient faites au Québec, avoue-t-il, mais à part Boulet, qui produit des bottes de cow-boys, et Royer, qui se spécialise dans la botte de travail, il n’y en a pas vraiment. La très grosse majorité des souliers de sport sont made in China. »

Et le nom Prowl, ça vient d’où ? D’une erreur, répond l’ancien champion de culturisme en rigolant. « Quand j’ai compétitionné aux États-Unis, ils ont fait une erreur dans mon nom. Proulx est devenu Prowlx. »

Et le X, il est passé où maintenant ? « Je me le garde en banque pour mes produits dérivés à venir... » glisse-t-il, sourire en coin.

Remarquez, il n’a pas complètement disparu puisque l’adresse de son site web est le www.prowl-x.com.