Un important projet d’investissement est en cours à l’entreprise Tenco de Saint-Valérien-de-Milton, présidée par Daniel Beaudoin.

Projet d’investissement majeur chez Tenco

Les affaires roulent pour Tenco. Après avoir doublé son chiffre d’affaires au cours des six dernières années, l’entreprise investit 7,5 millions de dollars pour agrandir et rénover ses installations de Saint-Valérien. Une cinquantaine d’emplois devraient être créés dans la foulée d’ici trois ans.

Il s’agit du premier investissement majeur de Tenco depuis 2000, selon le président de l’entreprise spécialisée dans la fabrication de machinerie de déneigement et de déglaçage, Daniel Beaudoin.

Pierre angulaire du projet d’investissement, un agrandissement de 50 000 pieds carrés sera réalisé à l’usine. La structure d’un premier bâtiment de 38 000 pieds carrés a été assemblée à l’arrière des installations, situées au cœur du village, l’automne dernier. Les travaux de construction reprendront au printemps.

D’ici quelques semaines, les bases d’une autre annexe de 12 000 pieds carrés seront en outre jetées, détaille M. Beaudoin.

« On va ajouter des équipements de découpe laser, des plieuses d’acier, des salles de peinture et de séchage. Ça nous permet aussi d’ajouter beaucoup d’espaces de soudure. On veut rapatrier à l’interne du travail confié en sous-traitance », fait valoir le président de l’entreprise qui compte actuellement 175 employés, dont 140 œuvrent à Saint-Valérien.

Selon lui, l’opération vise aussi à réaménager les bureaux administratifs, les toilettes et douches, ainsi que la cafétéria des employés de l’usine qui sera « au goût du jour ».

Sur une lancée

Aux prises avec des difficultés financières, l’entreprise a traversé une période trouble au début des années 2010. Mais c’est aussi lors de cette période qu’Alamo Group, une compagnie publique américaine inscrite à la Bourse de New York, a jugé le potentiel de Tenco suffisamment intéressant pour en faire l’acquisition.

Depuis, la PME est en mode croissance. « On est en progression depuis sept ans. Mais ça a été très rapide dans les cinq dernières années », dit Daniel Beaudoin.

Selon lui, l’année 2019 pourrait d’ailleurs bien être une année record.

« À ce temps-ci de l’année, c’est habituellement un peu plus tranquille. Mais, déjà en mars, on est presque complets pour l’année. Ce qui n’est pas dans nos normes. Habituellement, les commandes se donnent un peu plus tard, mais il y a beaucoup d’activités dans le marché canadien cette année. Cela fait en sorte qu’on est hyper occupés », fait valoir le dirigeant d’entreprise.

En 2019, environ la moitié des ventes de l’entreprise devrait être effectuée en Ontario et en Alberta, deux marchés en croissance, ainsi que 10 % au Québec. Un peu plus de 20 % des chasse-neige, grattes et autres souffleurs de Tenco prennent plutôt la route des États-Unis, tandis que le reste trouve preneur dans le reste du Canada.

« On a un très, très bon groupe de vente. Et dans nos valeurs, le service client est très important. On travaille donc avec les clients et ils veulent continuer avec nous parce qu’on les supporte bien. On a aussi beaucoup de pression pour livrer les équipements à temps, pour le début des contrats de déneigement, et on fait tout ce qu’on peut pour respecter les délais », affirme Daniel Beaudoin.

Acquisition 

Le projet d’investissement de Tenco à Saint-Valérien est en partie motivé par l’acquisition de RPM Tech à Drummondville, réalisée l’an dernier par Alamo Group. Les travaux d’agrandissement complétés, possiblement à l’automne, il est prévu que RPM Tech, qui emploie une trentaine de personnes, ferme ses portes et que la production soit rapatriée à Saint-Valérien.

RPM Tech est spécialisée dans la production de souffleuses. « On va tout avoir sous un même toit ici. Et ça va nous permettre d’augmenter notre gamme de produits », note le président de l’entreprise.

Selon lui, les employés de RPM Tech qui le souhaitent pourront continuer à œuvrer pour Tenco. Mais tous ne sont pas prêts à faire la route quotidiennement entre Saint-Valérien et Drummondville. D’où la nécessité pour l’entreprise de procéder à des embauches.

Des postes sont actuellement affichés. Du recrutement d’employés est aussi réalisé en France. Pas moins de 14 soudeurs y ont déjà été embauchés. Trois d’entre eux sont déjà en poste, tandis que 11 autres devraient se joindre à l’équipe au cours des prochaines semaines et des prochains mois, dit Daniel Beaudoin.

« De 15 à 20 nouvelles embauches sont prévues d’ici un an et une cinquantaine, au total, d’ici trois ans, si ça continue à aller comme ça », conclut-il.