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La cueillette sur rue pour les produits non essentiels représente un bon compromis selon les chambres de commerces.
La cueillette sur rue pour les produits non essentiels représente un bon compromis selon les chambres de commerces.

Plaidoyer pour une aide directe aux entreprises

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
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Les modalités du reconfinement annoncées mercredi soir par le premier ministre François Legault sont accueillies avec soulagement par les chambres de commerce de la région, dont les membres craignaient de devoir cesser complètement leurs activités pour le prochain mois. Il n’en demeure pas moins que les entreprises ont besoin davantage de soutien direct de la part du gouvernement pour passer à travers la crise.

«Finalement, il y a eu pas mal plus de peur que de mal, commente le directeur général de la Chambre de commerce Brome-Missisquoi, Marc-André Lacroix. On salue la décision du gouvernement de permettre la cueillette à la porte, ça va donner une chance à nos membres. Pour nous, c’est un bon compromis.»

«On est contents de voir qu’ils n’ont pas tout fermé unilatéralement. Ça donne de l’espoir et ça nous encourage à continuer nos efforts», ajoute le président de la Chambre de commerce au Coeur de la Montérégie, Martin Clermont.

«On se réjouit également que les secteurs manufacturier et de la construction puissent continuer, ça va permettre à l’économie et à la chaîne d’approvisionnement de continuer», renchérit pour sa part le directeur général la Chambre de commerce de la Haute-Yamaska, Nicolas Picard, pour qui la situation est néanmoins loin d’être idéale.

«Si le gouvernement plaide une situation exceptionnelle pour imposer des mesures exceptionnelles comme un couvre-feu, ça va prendre de l’aide exceptionnelle pour que nos entreprises passent à travers, plaide Nicolas Picard, directeur de la Chambre de commerce de la Haute-Yamaska. Ça viendrait amoindrir les pertes, parce qu’on ne parle que de pertes actuellement.»

Tous sont conscients que des sacrifices sont encore nécessaires pour venir à bout de la flambée de la contagion, mais à quel prix?

«On soutient l’effort collectif pour vaincre la pandémie, mais ça demeure un autre coup dur pour les entrepreneurs, ajoute-t-il. Il y en a qui vont avoir de très courtes nuits au cours des prochains mois et on s’inquiète pour la survie de plusieurs entreprises chez nous.»

«Il y en a pour qui leur entreprise, c’est toute leur vie, mentionne M. Clermont. J’en connais qui vont fermer si ça continue comme ça.»

Du soutien et des vaccins

C’est pourquoi les trois chambres de commerce de la région joignent leur voix à celles de leurs consoeurs de la province pour réclamer davantage de soutien financier pour les entreprises québécoises qui tirent le diable par la queue depuis bientôt un an.

«Finalement, il y a eu pas mal plus de peur que de mal, commente le directeur général de la Chambre de commerce Brome-Missisquoi, Marc-André Lacroix. On salue la décision du gouvernement de permettre la cueillette à la porte, ça va donner une chance à nos membres. Pour nous, c’est un bon compromis.»

«Nous demander de réduire nos activités sans nous soutenir en contrepartie, ce serait un manque de cohérence du gouvernement. Ça ne peut plus être des prêts, les entrepreneurs sont déjà surendettés, allègue M. Clermont. Certains refusent de s’endetter davantage sans savoir s’ils vont passer à travers la crise.»

«Si le gouvernement plaide une situation exceptionnelle pour imposer des mesures exceptionnelles comme un couvre-feu, ça va prendre de l’aide exceptionnelle pour que nos entreprises passent à travers, plaide Nicolas Picard. Ça viendrait amoindrir les pertes, parce qu’on ne parle que de pertes actuellement.»

«On parle beaucoup de restrictions, mais en contrepartie, il faut recevoir davantage d’aide directe, poursuit Martin Clermont. Ce n’est pas tout le monde qui a un site Web, ce n’est pas tout le monde qui est à l’aise de lancer son service de livraison. Il faudrait peut-être prévoir des programmes ou un coup de main pour accompagner les entreprises qui sont en train de faire ce virage.»

En parallèle, Québec doit s’assurer de maximiser la distribution et l’administration des doses de vaccins contre la COVID-19 afin de reprendre le contrôle sur la pandémie et permettre à l’économie de respirer un peu, réclament les chambres de commerce. «On espère que la vaccination va se poursuivre rapidement pour passer à travers et reprendre nos activités un peu plus normalement», souhaite M. Lacroix.

«Nous demander de réduire nos activités sans nous soutenir en contrepartie, ce serait un manque de cohérence du gouvernement. Ça ne peut plus être des prêts, les entrepreneurs sont déjà surendettés, allègue Martin Clermont, président de la Chambre de commerce au Coeur de la Montérégie. Certains refusent de s’endetter davantage sans savoir s’ils vont passer à travers la crise.»

Le gouvernement devrait aussi être conséquent et s’assurer que la population observe les consignes afin que ce ne soient pas que les commerçants qui écopent, indique M. Clermont. «Le gouvernement aurait pu interdire aux gens de sortir du pays bien avant d’ordonner la fermeture des commerces pour les Fêtes, dit-il. On espère qu’il va y avoir plus de rigueur, pour que nos efforts à nous ne soient pas vains parce que d’autres ne respectent pas les consignes. Si ça avait été le cas avant, les commerces feraient peut-être moins les frais des mesures maintenant.»