L’entreprise Denis Cimaf transfère sa production de Roxton Falls aux États-Unis. Quarante-deux personnes perdront leur emploi d’ici la fin de 2020.
L’entreprise Denis Cimaf transfère sa production de Roxton Falls aux États-Unis. Quarante-deux personnes perdront leur emploi d’ici la fin de 2020.

Nouveau coup dur pour Roxton Falls

Jean-François Guillet
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est
Après la perte de plusieurs dizaines d’emplois chez Camoplast à Roxton Falls il y a quelques années, voilà que l’entreprise Denis Cimaf s’apprête à transférer sa production aux États-Unis. D’ici la fin de l’année, 42 personnes devront ainsi trouver du travail ailleurs.

Des rumeurs circulaient depuis quelques semaines concernant une restructuration au sein du fabricant de débroussailleuses industrielles Denis Cimaf, qui a pignon sur rue depuis une vingtaine d’années à Roxton Falls, a indiqué en entrevue le maire de la municipalité, Jean-Marie Laplante. La nouvelle d’une perte massive d’emplois a laissé ce dernier pantois.

«Pour une municipalité de 1300 habitants, perdre des dizaines d’emplois, c’est énorme. On ne l’a pas eu facile avec Camoplast, et là, on va presque tout perdre avec Denis Cimaf. Ce n’est pas le genre d’annonce très réjouissante.»

En fait, M. Laplante avait déjà appris que l’entreprise allait mettre un terme aux 51 emplois à Roxton Falls. Or, le directeur général de l’usine de Roxton Falls, Raphaël Gemme, a confirmé que neuf emplois seront préservés ici. Il s’agit entre autres du directeur technique, de gens qui oeuvrent «dans le support après-vente» et de «techniciens sur la route».

Les 42 travailleurs du département de production ont appris mardi dernier qu’ils se retrouveront sans boulot d’ici la fin de 2020, possiblement en août, car la compagnie se tourne désormais vers les États-Unis.

La conjoncture liée à la COVID-19 pourrait avoir pesé dans la balance. M. Gemme n’a toutefois pas voulu s’avancer à ce sujet.

Relance

Loin de baisser les bras, le maire Laplante veut orchestrer la relance des opérations dans les bâtiments industriels qui seront laissés vacants, de concert avec la Corporation Administrative de développement industriel de Roxton Falls (CADIR).

M. Gemme a confirmé que l’entreprise est propriétaire des usines, mais locataire des bureaux administratifs, où seront préservés les neuf emplois. L’avenir des vastes bâtiments industriels demeure néanmoins incertain pour l’instant. «On est encore en train de regarder la finalité avec les usines», a dit le DG.

M. Laplante doit se réunir avec les membres de la CADIR jeudi pour «discuter du dossier». «On ne sait pas encore ce qu’il adviendra des usines. On appréhende la suite, mais on doit agir sans tarder si on veut trouver des repreneurs. C’est notre économie locale, et celui de plusieurs sous-traitants dans la région qui en dépend», a fait valoir le maire.