Les deux fondateurs de Motorleaf, le directeur de la technologie Ramen Dutta et le chef de la direction Alastair Mon.

Motorleaf atteint sa cible de financement

L’intelligence artificielle développée par des Suttonnais pour l’agriculture en serre trouve preneur partout à travers le monde. Les technologies mises au point depuis 2016, et qui continuent toujours d’évoluer, permettent de réduire de moitié les erreurs de prévision des récoltes.

Motorleaf, née en 2016 et installée dans un carrefour d’innovation mondial de l’intelligence artificielle situé à Montréal, produit de la technologie capable de prévoir, grâce à des algorithmes et des capteurs, le rendement des serres de légumes, de tomates et même de cannabis médical.

Cette technologie plaît tant que les deux fondateurs de Motorleaf, le chef de la direction Alastair Monk et le directeur de la technologie Ramen Dutta, ont réussi à regrouper plusieurs investisseurs qui sont devenus actionnaires de cette entreprise du futur, complétant ainsi le financement de la compagnie en démarrage.

C’est le cas de Desjardins Capital, qui a offert 862 916 $ pour obtenir des parts de l’entreprise, une somme qui égale celle de l’investisseur allemand Fluxunit. Radicle Growth, Real Venture et BDC Capital ont aussi acquis des parts, ce qui porte la ronde de financement de Motorleaf à 3,64 millions de dollars canadiens.

Plusieurs aspects ont plu à Desjardins Capital, comme le volet environnemental de cette technologie qui permet de diminuer l’utilisation d’eau pour n’utiliser que ce qui est nécessaire, explique le porte-parole de l’institution Richard Lacasse.

« On n’a pas encore terminé de fabriquer le système, précise M. Monk. Nous allons avoir 17 employés permanents dans quelques semaines. Toutes les compagnies en démarrage s’imaginent grandes un jour, mais à une telle vitesse ? C’est une grande surprise pour nous. »

Motorleaf a des clients en Europe, aux États-Unis, au Québec et en Ontario.