L’entreprise Maid Labs, représentée par Benoit Beaudoin et Valérie Caron, a reçu une contribution de 50 000 $ de Développement économique Canada, annoncée par le député Pierre Breton.

Maid Labs lorgne le sud des États-Unis

L’expertise de Maid Labs est appelée à rayonner davantage au sud de la frontière. L’entreprise granbyenne a multiplié les initiatives au cours des derniers mois pour y raffermir sa présence.

L’entreprise est déjà présente sur la Côte Est des États-Unis, de même qu’au sud des Grands Lacs, mais les États de la Louisiane, du Texas et de la Floride sont dorénavant dans sa mire. « Ce projet-là est super important pour notre développement, notre croissance », a souligné lundi la directrice générale de l’entreprise, Valérie Caron, à l’occasion d’un point de presse. 

Maid Labs peut compter sur le soutien de Développement économique Canada dans ce projet. Une contribution remboursable de 50 000 $ a été annoncée lundi par le député de Shefford, Pierre Breton. 

La PME œuvre dans un secteur très niché. Elle développe et commercialise des instruments et logiciels de surveillance, de mesure et d’enregistrement de données pour les postes de pompage d’eaux usées et potables. 

Dans ses efforts de développement, Maid Labs a revu l’image et la documentation d’un de ses produits, le Volucalc Hybrid, soit un débitmètre utilisé pour les stations de pompage avec pompes à vitesse constante et variable. Elle a aussi participé, à titre d’exposant, à l’une des plus importantes foires commerciales du secteur de l’eau.

Croissance 

Parmi les retombées de l’événement : des discussions ont été amorcées avec une entreprise spécialisée dans le contrôle des stations de pompage pour un possible partenariat. « On fait de la surveillance et non du contrôle des pompes. Mais les deux techno­logies alliées ensemble, ça nous permet d’offrir quelque chose de plus alléchant et de plus unique sur le marché », note Valérie Caron. 

Des opportunités pourraient aussi se présenter du côté du Costa­ Rica, du Nicaragua et de l’Amérique­ centrale. 

« Éventuellement, on ira en Europe, mais pas tout de suite (...) On a déjà des agents aux États-Unis, mais il faut rehausser tout ça et faire en sorte qu’on soit de plus en plus dans la tête des gens. On veut aussi travailler avec des firmes d’ingénierie qui vont recommander nos produits et les mettre dans les spécifications au niveau des villes. Ce sont des étapes importantes. Il faut gagner en notoriété, en crédibilité », ajoute Mme Caron. 

Maid Labs emploie actuellement quatre personnes, mais elle accueillera à compter de janvier un stagiaire du Cégep de Granby en informatique qui aura à travailler sur un projet potentiel en Amérique Centrale, réalisé avec une autre entreprise canadienne. L’expertise de chercheurs de l’ÉTS pourrait aussi être mise à profit. À court et moyen terme, l’entreprise aimerait doubler son chiffre d’affaires, affirme la directrice générale.

Au Québec, Maid Labs est surtout présente dans les municipalités avec son débordemètre, utilisé pour mesurer les surverses. « On a fabriqué un produit qui répond aux besoins et produit des rapports dans le format que le gouvernement veut avoir et de façon à minimiser l’interaction avec l’instrument », souligne le président de l’entreprise, Benoit Beaudoin.

Selon Valérie Caron, un « projet est sur la table » avec la Ville de Granby pour le Volucalc Hybrid. Déjà, la station de pompage municipale a fait office de « banc d’essai », dit-elle.