La mise en place de centres d’usinage a permis à Koyo à Bedford de s’illustrer jusqu’au Japon, affirment Carl Ward, directeur des ressources humaines, et Jean Caron, directeur de l’usine.

L’innovation de Koyo reconnue au Japon

Les affaires roulent pour Koyo. La réalisation d’un projet d’innovation a permis à l’usine de Bedford de s’illustrer au Japon auprès des hauts dirigeants de l’entreprise. Les installations de la rue Victoria sont aussi au cœur d’investissements de plus de 7 millions de dollars.

L’usine de Bedford, propriété de la multinationale japonaise JTEKT Corporation, a terminé première en Amérique du Nord, ainsi que dans le top cinq mondial, au concours annuel d’innovation de produits ou de procédés organisé par la maison-mère parmi ses 86 usines réparties aux quatre coins de la planète.

« On est en train d’intégrer à l’usine une douzaine de nouveaux centres d’usinage. Ça touche un peu l’industrie 4.0. On a relié les équipements de mesure des pièces au centre d’usinage à travers une interface pour les opérateurs. Ça améliore grandement le contrôle sur la précision de l’usinage », a expliqué jeudi le directeur de l’usine, Jean Caron. Celui-ci est d’ailleurs au Japon ces jours-ci en compagnie du directeur de l’ingénierie et de l’ingénieur à l’origine de ce projet.

Non seulement la productivité directe de l’usine et la qualité des pièces sont augmentées, mais la mise en œuvre de cette innovation devrait générer des économies récurrentes de 150 000 $ par année, note M. Caron.

Les installations de Koyo à Bedford sont spécialisées dans la production d’arbres planétaires et d’ailettes de pompes, des pièces qui entrent dans l’assemblage des transmissions automatiques. Les Ford, GM et autre Chrysler de ce monde figurent parmi ses principaux clients.

Visibilité
Parce qu’il a terminé au premier rang parmi les 10 usines de JTEKT en Amérique du Nord, le trio de Koyo à Bedford a ainsi été invité à se rendre au Japon, aux côtés des représentants des quatre autres usines qui se sont illustrées en Europe et en Asie.

« On a présenté notre projet au président japonais de JTEKT et aux vice-présidents. Il y avait environ une vingtaine de personnes. C’est une visibilité énorme pour l’usine », se réjouit Jean Caron.

C’était la première fois que les innovations de Koyo étaient ainsi récompensées à ce concours. L’usine de Bedford avait auparavant terminé à deux reprises au deuxième rang au sein des usines d’Amérique du Nord, note le directeur d’usine.

Plus de 7 millions $
La croissance continue par ailleurs à être au rendez-vous pour Koyo, qui finalise ces semaines-ci un projet d’investissement de 1,8 million de dollars afin d’ajouter une troisième ligne de production d’ailettes de pompes.

« En parallèle à ça, on est en train de déployer un projet de 2,2 millions pour augmenter la capacité de refroidissement des fluides utilisés dans l’usine. Ça va amener un gain direct à la qualité des pièces parce que, peu importe la saison, on va être capable de maintenir une température optimale pour les liquides de refroidissement de l’usine. On est en train d’installer les équipements. On prévoit une mise en route en juin », dit Jean Caron en soulignant que plusieurs sous-traitants locaux, dont des plombiers, sont mis à profit pour ce projet.

Autres investissements prévus en 2018, selon le directeur d’usine : l’ajout d’équipements de production et le renouvellement de certains autres pour une facture qui devrait totaliser 3,5 millions.

Fait plutôt rare dans le domaine manufacturier, une partie de la production de Koyo est exportée vers l’Asie, relève Jean Caron. « On continue d’être compétitif sur le marché mondial et d’augmenter nos ventes en Asie », dit-il.

L’usine de Bedford est par ailleurs actuellement remplie à pleine capacité. Quelque 320 personnes y travaillent. Les embauches, au département d’ingénierie et à la production, y sont néanmoins régulières, note le directeur des ressources humaines, Carl Ward. « Avec le type d’usine et de marché dans lequel on est, le salaire de départ pour les opérateurs est de 21 $ de l’heure. On peut offrir une expérience très intéressante aux professionnels, mais les opérateurs sont aussi dans un contexte bien encadré avec des conditions intéressantes », fait valoir M. Ward.