Mathieu Poirier déménagera au printemps ses entreprises dans un nouveau bâtiment situé sur la rue du Luxembourg.

Les Gicleurs FF déménagent

Les Gicleurs FF déménageront leurs installations sur la rue du Luxembourg, à Granby, en 2019. Le propriétaire Mathieu Poirier y a récemment acheté un terrain à la Ville de Granby pour construire une nouvelle usine où les employés auront plus d’espace pour travailler. Un projet estimé à environ 2 M $.

La future usine aura une superficie supplémentaire de 25 % et un robot de soudure y fera son entrée. La deuxième entreprise de M. Poirier, Extincteurs FF, y aura aussi un espace de travail et d’inventaire plus grand.

Le chiffre d’affaires double
Depuis trois ans, les Gicleurs FF ont doublé leur chiffre d’affaires et le personnel est maintenant à l’étroit dans le bâtiment sur la rue Robinson Sud.

« Je voulais agrandir les bureaux ici, mais dans quelques années j’aurais été pris avec le même problème, confie M. Poirier en entrevue. Je manque d’espace pour recruter du personnel supplémentaire et les installer dans nos bureaux. On opte pour le travail à distance, mais ce n’est pas tout le temps super dans le domaine de la construction. Et on manque d’espace dans l’usine pour fabriquer toute la tuyauterie qui s’en va sur les chantiers. »

La croissance de l’entreprise, qui fêtera ses 70 ans la semaine prochaine, repose notamment sur le marché florissant de la construction. Parmi ses contrats actuels, il compte un immeuble à condos de 18 étages et un projet institutionnel de 11 étages, à Montréal, ainsi que le Centre aquatique, l’église Notre-Dame et l’usine du Groupe Millet Plastics, à Granby. Gicleurs FF va jusqu’à Gatineau pour installer ses équipements en prévention incendie.

Autre facteur de croissance, Mathieu Poirier a également suivi une formation à l’école d’entrepreneurship de Beauce au printemps, ce qui l’a amené à faire des changements et à en prévoir d’autres dans ses entreprises, Gicleurs FF et Extincteurs FF, qui emploient ensemble 48 personnes.

Manque de personnel de chantier
Comme partout ailleurs dans la région, trouver de la main-d’œuvre qualifiée est difficile. « Sur les chantiers, il n’y a plus de main-d’œuvre disponible. La CCQ (Commission de la construction du Québec) n’ouvre pas les bassins [de main-d’ouvre], donc c’est difficile de recruter du personnel qui n’aurait pas la formation de mécanicien en prévention incendie et de leur faire avoir leurs cartes pour qu’ils puissent travailler sur les chantiers. La CCQ peut ouvrir les bassins pour donner des cartes sans que les gens aient besoin de suivre une formation et qu’une dérogation soit demandée, explique-t-il. Actuellement, il faut faire des demandes de dérogation. On parle d’un processus qui peut prendre six semaines au lieu d’une seule. »

Dans les bureaux et dans l’usine, le manque de main-d’œuvre est moins criant, mais le défi de trouver du bon personnel demeure important. Cependant, le déménagement dans la future usine, qui devrait se faire au printemps prochain, permettra d’engager des employés dans les bureaux. La compagnie optera bientôt pour une technologie de dessin en trois dimensions, ce qui nécessitera plus de personnel pour dessiner les projets. Si la conception est plus longue, M. Poirier précise que cette méthode de travail accélère toutefois l’installation du matériel.