La présidente de Llenar et les trois autres membres de la direction de l’entreprise : Danny Pelletier, Simon Turcotte et Annie Patenaude
La présidente de Llenar et les trois autres membres de la direction de l’entreprise : Danny Pelletier, Simon Turcotte et Annie Patenaude

Les écobornes de Llenar à l’assaut de la grande distribution

Jérôme Savary
Jérôme Savary
La Voix de l'Est
La parenthèse de la distribution de liquide désinfectant refermée, l’entreprise Llenar souhaite désormais être un acteur de la «révolution du vrac».

Jacinthe Brouillard voit grand pour ses écobornes. Elle a triplé la taille de ses installations, situées depuis le 1er octobre à Ange-Gardien dans 14000 pieds carrés, où l’ergonomie des postes de travail a été améliorée. «Nous sommes en train de bâtir une chaîne d’automatisation pour le remplissage des réservoirs qui sont dans les écobornes. Nos opérations seront ainsi beaucoup plus efficaces», souligne la présidente de l’entreprise.

De 11 employés en mai dernier, Llenar emploie aujourd’hui 18 personnes et prévoit terminer 2021 avec 25 employés.


« Quatre-vingts pour cent de la population va aller avec les grandes marques. Si on leur demande de changer leur mode de consommation pour le vrac, c’est déjà beaucoup. »
Jacinthe Brouillard, présidente-fondatrice et directrice générale de Llenar

Spécialisée avant tout dans la distribution de savons liquides et de produits d’entretien pour la maison — détergent à lessive, nettoyant et liquide-vaisselle —, l’entreprise existant depuis mai 2019 est prête à élargir la gamme de ses produits.

Llenar a triplé la taille de ses installations, situées depuis le 1er octobre à Ange-Gardien dans 14000 pieds carrés.

La révolution par les grandes marques

Les écobornes ne distribuent pour l’instant que des produits biologiques et québécois. Pas pour longtemps. Car si la présidente de Llenar (qui signifie «remplir» en espagnol) «ne veut pas [se] prostituer en travaillant avec des marques des magasins à un dollar», elle veut distribuer de grandes marques, bio ou pas.

«Quatre-vingts pour cent de la population va aller avec les grandes marques, explique-t-elle. Si on leur demande de changer leur mode de consommation pour le vrac, c’est déjà beaucoup. Prenons un exemple : si des gens se procurent du Tide en vrac, un produit que je n’aime pas particulièrement, ils font un geste écoresponsable, c’est déjà un pas vers un mode de consommation durable.»

L’utilisation de ces bornes permet « d’avoir une routine de consommation écologique, en plus d’avoir plus d’argent dans nos poches », ajoute Mme Brouillard, qui estime par exemple que chaque brassée de son détergent à lessive revient à 50% moins chère que celle utilisant du Tide, justement.

D’autres produits pourraient se retrouver dans les écobornes. Mercredi, le plus gros distributeur d’huile d’olive du Québec l’a par exemple approchée et des «manufacturiers internationaux de production de jus» sont intéressés.

«Ça peut aussi être du sirop d’érable, du lave-vitre, nous pouvons distribuer toutes sortes de produits», évoque la résidente de Rougemont.

Selon le communiqué émis lundi par l’entreprise, les 30 premières bornes sont installées dans près d’une dizaine de pharmacies Jean Coutu et dans plusieurs épiceries Metro sous le nom de la Boîte à savon.

Plus près de nous, deux «Boîte à savon», rassemblant quatre produits clés Bionature pour la maison, sont situées respectivement au Metro Plouffe de Bromont et dès ce jeudi à la pharmacie Jean Coutu de la rue Denison Est. Le IGA St-Pierre, «partenaire de la première heure», distribuera sous peu ses produits.