Nouveau venu à Cowansville, Le Sage Brasseur, microbrasserie fondée par Robin Le Sage, devrait accueillir ses premiers clients au courant de l’automne.
Nouveau venu à Cowansville, Le Sage Brasseur, microbrasserie fondée par Robin Le Sage, devrait accueillir ses premiers clients au courant de l’automne.

Le Sage brassera des affaires et sa bière à Cowansville

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
La communauté des microbrasseries de Brome-Missisquoi comptera bientôt un nouveau membre parmi ses rangs. Nouveau venu à Cowansville, Le Sage Brasseur devrait accueillir ses premiers clients au courant de l’automne.

Natif des Laurentides, mais établi en Ontario, d’où sa conjointe est originaire, Robin Le Sage attendait l’opportunité idéale pour revenir dans la Belle Province. C’est finalement dans les Cantons-de-l’Est, et plus précisément à Cowansville, que le couple a jeté son dévolu pour y établir l’entreprise, dont les balbutiements datent d’environ quatre ans.

« On avait évalué le potentiel de cinq endroits sur la Rive-Sud de Montréal, car il y a beaucoup de vitalité dans ce secteur, explique M. Le Sage. On est tombés sur Cowansville, un centre urbain important dans la région, mais qui n’avait pas de microbrasserie. Ma femme, pour sa part, souhaitait un endroit accueillant entouré d’eau et de montagnes. C’est un bon compromis! »

La visite du 1000, rue du Sud a scellé l’avenir du projet en terres cowansvilloises. Ce faisant, la jeune entreprise occupe les anciens locaux de Groupe Cambi depuis environ une semaine et demie. Depuis, les travaux pour transformer l’ancien garage en lieu cozy et invitant vont bon train.

« On est rentrés en retard en raison de la COVID, précise Robin Le Sage. Les travaux dans les nouveaux locaux de Cambi ont été retardés, donc ils ont quitté plus tard que prévu, ce qui a retardé nos travaux aussi. Mais les cuves s’en viennent bientôt, on installe l’équipement et on est en train de monter les murs et de faire quelques travaux cosmétiques. »

Le plaisir de la variété

Ne manque donc que le permis de production d’alcool, qui sera éventuellement émis par la Régie des Alcools, des Courses, et des Jeux du Québec, pour lancer le tout premier brassin.

Les palais curieux devraient trouver de quoi se contenter alors que Robin Le Sage promet une palette de dégustation des plus variées.

« Évidemment, quand on va ouvrir, on n’aura pas toute notre gamme de produits, prévient l’entrepreneur. Mais mon objectif n’est pas d’avoir une énorme production de toute façon. On vise plutôt la variété. »

Bières allemandes, IPA, saison, lager et on en passe ; les offrandes de Le Sage Brasseur varieront au fil des fantaisies et de la créativité des brasseurs.

« On va avoir quelques bières plus régulières au menu, mais chaque semaine, on a l’intention de faire une rotation pour offrir des nouveautés à nos clients », indique M. Le Sage, qui s’est initié à la production de bière artisanale au tournant des années 2000 dans des salons de brassage ontariens où l’équipement nécessaire était mis à la disposition de brasseurs amateurs, en plus d’avoir suivi une formation à l’Institut brassicole du Québec.

« C’est dans la variété et l’expérimentation que se trouve le plaisir [de brasser] », ajoute ce diplômé en microbiologie, convaincu qu’un renouvellement constant de l’offre est la clé du succès des microbrasseries pour perdurer.

« Pour rester à la page, on doit sans cesse expérimenter et proposer de nouveaux produits, poursuit M. Le Sage. C’est le défi auquel font face toutes les microbrasseries. »

Une communauté à laquelle il a hâte d’adhérer.

Du restaurant... au broue pub!

Outre la qualité de ses bières, Le Sage Brasseur misera sur l’ambiance chaleureuse de son broue pub pour faire sa marque auprès de sa clientèle.

« On cherchait un endroit assez grand, qu’on pouvait rendre cozy. J’aime bien les portes de garage, qu’on peut ouvrir quand il fait beau et qui donnent un air de grandeur », commente Robin Le Sage, qui souhaite faire de sa microbrasserie un lieu accueillant pour les familles, les jeunes et les moins jeunes.

Sur place, il sera possible de consommer les bières de l’endroit et de les acheter pour emporter. On prévoit d’ailleurs une salle de dégustation qui pourrait accueillir, dans des conditions optimales, une cinquantaine de personnes, hors pandémie, bien sûr.

Les estomacs vides auront aussi de quoi se sustenter. « On n’aura pas de cuisine pour commencer, mais on a l’intention d’offrir une bonne sélection de snacks, le tout fait à partir de produits locaux », promet M. Le Sage, qui a entamé des discussions avec plusieurs producteurs de la région.

Si l’appétit se fait plus vorace, il sera même possible de se faire livrer directement au broue pub, une pratique déjà bien implantée en Ontario et en Colombie-Britannique, indique le brasseur. Déjà, le futur restaurant Squish Squish, sera de la partie. D’autres partenaires pourraient bientôt s’ajouter.