Plus grandes et plus résistantes que les lingettes à usage domestique, son produit, 100% biodégradable avec une formule liquide haute performance et écologique, respecte les normes de Santé Canada et est surtout destiné aux PME, affirme le président et cofondateur de Pur Vodka, Nicolas Duvernois.
Plus grandes et plus résistantes que les lingettes à usage domestique, son produit, 100% biodégradable avec une formule liquide haute performance et écologique, respecte les normes de Santé Canada et est surtout destiné aux PME, affirme le président et cofondateur de Pur Vodka, Nicolas Duvernois.

Le Dragon Nicolas Duvernois se lance dans les lingettes désinfectantes

À quelques jours de devenir papa pour la troisième fois, le Dragon Nicolas Duvernois a présenté sur les réseaux sociaux le nouveau venu... de la famille MainForte! La division sanitaire parallèle aux activités de Pur Vodka qu’il a créée au pied levé il y a quatre mois vient en effet d’accueillir des lingettes désinfectantes multiusages dans ses rangs.

Plus grandes et plus résistantes que les lingettes à usage domestique, son produit, 100 % biodégradable avec une formule liquide haute performance et écologique, respecte les normes de Santé Canada et est surtout destiné aux PME, affirme le président et cofondateur de Pur Vodka.

«Les restaurants, les salons de coiffure, les taxis... pour nettoyer les comptoirs, les caisses enregistreuses, les poignées de porte, les rampes d’escalier, les paniers d’épicerie, les autobus, tout!», énumère-t-il en vrac.

L’idée de se lancer dans les lingettes désinfectantes est née d’un désir de «prêter main-forte à ceux qui en ont besoin». «Dès qu’on a remarqué une pénurie [de lingettes], je me suis mis à travailler là-dessus», raconte l’homme d’affaires de 39 ans.

L’appel d’un entrepreneur de Chicoutimi, le 20 avril, a toutefois permis d’accélérer le processus.

«Jean-Benoît Dumais, de Dumais Service Auxiliaire (ndlr: une entreprise spécialisée dans le nettoyage industriel), m’a téléphoné un matin pour me demander deux ou trois conseils et me faire savoir qu’il avait un prototype de lingettes à me présenter. C’est rapidement devenu un partenariat. Plutôt que de travailler sur la même affaire chacun de son côté, on a décidé de combiner nos forces. Nous, c’est la recherche et le développement, le respect des normes et notre gros carnet de clients; lui, c’est tout le côté production», explique-t-il, pas peu fier de savoir son nouveau produit fabriqué dans la ville natale de sa mère.

Principal défi

L’aventure n’a toutefois pas été de tout repos. «Entre le prototype et le produit fini qu’on peut vendre aujourd’hui, il y a eu beaucoup, beaucoup de travail et d’obstacles», tient-il à dire. À commencer par l’approvisionnement en matière première pour la confection des lingettes sèches.


« Ça a été notre principal défi. Les entreprises québécoises de pâte et papier se sont toutes tournées vers la production de masques, donc on faisait face continuellement à des ruptures de stock. »
Nicolas Duvernois

Les deux entrepreneurs ont finalement trouvé un fournisseur de pâte de papier en Colombie-Britannique. «Au moins, ça reste au Canada», se console M. Duvernois.

C’est cependant la seule partie du processus qui n’est pas fait au Québec, précise-t-il.

La petite histoire de MainForte

MainForte est une gamme de produits sanitaires qui a vu le jour «en moins d’une semaine», à la fin mars, lorsque Nicolas Duvernois a choisi de mettre sur pause sa production de vodka et d’utiliser l’alcool pour fabriquer du gel désinfectant pour les mains au début de la pandémie.

Comme ses spiritueux sont embouteillés à la cidrerie Michel Jodoin, les installations de Rougemont ont également été converties à la nouvelle division avant d’être rapidement relocalisées dans un laboratoire pharmaceutique de Montréal. «On veut vraiment séparer les deux produits», indique M. Duvernois.

S’il affirmait au début que ces nouvelles activités n’étaient que temporaires, il n’en est plus si sûr aujourd’hui.

«C’est une industrie en complet changement, pour laquelle il y aura assurément toujours de la demande, qui a vraiment besoin d’un acteur québécois et qui, en plus, m’intéresse beaucoup, dit-il. Je me donne jusqu’au 31 décembre pour penser à son avenir.»