Les années 2018 et 2019 se sont avérées des années records au chapitre des ventes pour Laundromat, dont près de 70% des produits trouvent preneurs aux États-Unis.

Laundromat participera à la foire de mode Magic à Las Vegas

Déjà bien présente aux États-Unis, la PME granbyenne Laundromat compte sur sa participation à la plus importante foire commerciale de mode en Amérique du Nord, qui se tiendra à Las Vegas, pour y étendre davantage ses racines.

Laundromat, spécialisée dans la commercialisation de tricots du Népal faits à la main, sera l’une des quelque 50 sociétés et marques québécoises du secteur de la mode qui prendront part à une mission, organisée par la grappe métropolitaine de la mode, mmode, dans le cadre de l’événement Magic 2020, du 5 au 7 février prochains.

« J’ai déjà visité le [salon] Magic. Je ne pensais jamais qu’on se rendrait là. C’est vraiment immense, comme événement. Notre objectif, c’est clairement d’aller chercher des nouveaux joueurs du côté de la mode, du côté boutique, un peu plus fashion », fait valoir le président fondateur de l’entreprise, Francis Dubé.

Même si Laundromat a ses entrées dans le milieu de la mode et du prêt-à-porter, par exemple avec la chaîne Simons, c’est surtout dans le créneau plein air — et même western — qu’elle s’est développée au cours des dernières années. À titre indicatif, la bannière de plein air Sail est le plus gros client de l’entreprise au Canada, glisse Francis Dubé.

La PME, qui a pignon sur la rue Dufferin, participe d’ailleurs depuis longtemps à différentes foires commerciales dans le secteur du plein air. Avant de prendre la route de Las Vegas, des représentants de Laundromat seront présents au Outdoor Retailer Snow Show, qui se tiendra au cours des prochains jours à Denver.

« Le plein air est de plus en plus technique. Et notre produit n’est pas technique. Ce n’est pas un produit de performance. On travaille avec de la laine, des modèles classiques. C’est un produit pour se sentir bien. On vise une longévité. Nos chandails sont garantis à vie », fait valoir Francis Dubé.

D’où les démarches entreprises par Laundromat, qui compte aussi une vaste collection d’accessoires, pour élargir ses marchés.

Croissance

Il faut préciser que l’entreprise, qui produit aussi en marque blanche (private label), a les moyens de ses ambitions. La croissance est au rendez-vous.

En 2017, Laundromat a fait l’acquisition de la marque et du catalogue d’un compétiteur américain, Lost Horizons. Celui-ci avait un historique similaire, notamment par ses liens avec des tricoteurs de la vallée du Katmandou au Népal et sa certification Fairtrade (commerce équitable).

« Avec cette acquisition-là, on est rendu à quatre fournisseurs ou groupes de tricoteurs au Népal », souligne le vice-président finances et spécialiste des données, Daniel Dumoulin.

« Chacun ont leur force. Certains travaillent juste dans les accessoires, d’autres les chandails », relève Francis Dubé, qui estime s’être rendu au Népal à une quarantaine de reprises depuis 1993.

Les années 2018 et 2019 se sont d’ailleurs avérées des années « records » au chapitre des ventes. Et 2020 est déjà partie sur les « chapeaux de roues », affirme Daniel Dumoulin.

Selon lui, près de 70 % des ventes sont actuellement réalisées au sud de la frontière. Le plus important client américain de Laundromat est la plateforme de ventes en ligne Sundance — qui a vu le jour dans la foulée du festival de films du même nom créé par l’acteur et le réalisateur Robert Redford —, qui compte aussi près d’une vingtaine de boutiques.

Potentiel

Laundromat a par ailleurs entrepris au cours des derniers mois d’optimiser sa présence sur les réseaux sociaux et d’augmenter ses ventes en ligne. Elle a notamment migré vers la plateforme Shopify. Et les résultats ne se sont pas fait attendre.

« En septembre, octobre, novembre et décembre, qui sont nos gros mois, les ventes Internet ont augmenté de 79 % comparativement aux ventes réalisées en 2018 durant la même période », souligne le vice-président finances.

En 2020, les ventes en ligne devraient représenter de 4 % à 5 % des ventes totales. Des améliorations continueront d’être effectuées, notamment pour peaufiner le référencement. Mais le potentiel de croissance est bien présent, font valoir les deux dirigeants de l’entreprise.

« On veut que notre site Internet devienne la plaque tournante autant pour les détaillants que pour les clients qui achètent directement », dit Francis Dubé.

Fondée en 1993, Laundromat peut compter sur un petit noyau dur d’employés à Granby. Mais son réseau de collaborateurs et de sous-traitants ne cesse de s’étendre, dont plusieurs sont de la région, notamment pour les services d’imprimerie des catalogues.

Les sessions photo sont réalisées bien souvent à Granby avec des modèles de la région, note Francis Dubé.

La gestion de l’entrepôt est également confiée à une entreprise de Cowansville, aussi présente au Vermont.