Artopex a connu une bonne année, figurant pour une 12e année consécutive parmi les sociétés les mieux gérées au Canada, conservant­ ainsi son titre «platine». Sur la photo, Daniel Pelletier, président-directeur général de l'entreprise spécialisée dans la fabrication de mobiliers de bureau.
Artopex a connu une bonne année, figurant pour une 12e année consécutive parmi les sociétés les mieux gérées au Canada, conservant­ ainsi son titre «platine». Sur la photo, Daniel Pelletier, président-directeur général de l'entreprise spécialisée dans la fabrication de mobiliers de bureau.

L'année 2019 en affaires: plusieurs entrepreneurs sous les projecteurs

L’année qui s’achève a une fois de plus été riche en rebondissements et en événements. Dans le milieu des affaires, de nombreuses entreprises de la région ont roulé sur l’or alors que d’autres se sont démarquées. Retour sur une liste non exhaustive de faits saillants de 2019.

Des entreprises gourmandes

Il n’est pas nécessaire d’être dans le secteur agroalimentaire pour avoir l’appétit de la croissance. Toutefois, Lassonde incarne bien ce développement constant. Le fleuron de Rougemont, qui a souligné son centenaire l’an dernier, a en effet poursuivi sa vague d’acquisitions cette année. À la fin juillet, rapportait La Presse canadienne, les Industries Lassonde ont investi environ 7 millions de dollars dans le producteur vinicole Diamond Estates Wines & Spirits, une transaction qui leur permet d’obtenir une participation de 20 % dans l’entreprise de Niagara-On-The-Lake. Puis, en novembre, ce sont les Produits Sun-Rype qui sont passés sous le giron du géant du jus de fruits. La transaction de 80 millions de dollars inclut également ses deux compagnies affiliées localisées dans l’État de Washington, aux États-Unis.

En novembre, les Produits Sun-Rype sont passés sous le giron du géant du jus de fruits Lassonde.

Du côté de Lac-Brome, KDC/ONE a elle aussi poursuivi sa croissance. En juillet, le fabricant de produits destinés à l’industrie des cosmétiques s’est offert la française Groupe Alkos, puis a ajouté la société américaine Benchmark Cosmetic Laboratories à son portefeuille, en novembre. Ce faisant, KDC compte désormais plus de 5000 employés répartis dans 16 sites de production au Canada, aux États-Unis, en France, au Royaume-Uni et en République tchèque. Vers la mi-décembre, l’entreprise a franchi un autre pas de géant en fusionnant avec l’anglaise Groupe HCT.

La granbyenne Artopex a également connu une bonne année, figurant pour une 12e année consécutive parmi les sociétés les mieux gérées au Canada, conservant ainsi son titre «platine». En février, elle a mis la main sur Concept Can-Bec, qui devenait du même souffle une division autonome du géant du meuble. Au printemps, les créations du fabricant de mobilier de bureau ont fait leur entrée dans une salle d’exposition située au cœur de Broadway, à New York. Enfin, en octobre, Artopex a annoncé entreprendre un virage 4.0 à son usine de Sherbrooke, ce qui devrait permettre d’y créer une quarantaine d’emplois.

Après plusieurs mois de spéculations, il a été confirmé en juillet que les divisions porc et meuneries de la gardangeoise F. Ménard passaient aux mains d’Olymel. Cette dernière s’est offert les fermes porcines de F. Ménard, l’usine de Saint-Jean-sur-Richelieu et l’établissement d’abattage, de découpe et de désossage de porc d’Ange-Gardien, l’usine de surtransformation spécialisée dans la production de bacon située à Henryville, de même qu’une flotte de camions et les deux boucheries de Saint-Alphonse-de-Granby et Ange-Gardien. Par contre, les meuneries basées à Saint-Pie-de-Bagot et à Ange-Gardien, ainsi que les installations destinées à l’entreposage et au séchage des grains à Sainte-Brigide-d’Iberville sont passées aux mains de l’autre filiale de la Coop fédérée, Sollio Agriculture.

Après plusieurs mois de spéculations, il a été confirmé en juillet que les divisions porc et meuneries de la gardangeoise F. Ménard passaient aux mains d’Olymel.

Par ailleurs, pour souligner ses 80 ans d’existence, Machinage Gagné de Granby s’est offert un gros cadeau : une nouvelle usine. L’entreprise a fait l’acquisition d’un bâtiment industriel situé rue Laurent pour y aménager un deuxième centre d’usinage et répartir ses opérations.

Continuant à prendre de l’altitude, Atlas Aeronautik relocalisera une partie de ses opérations dans la nouvelle section du parc industriel de Granby. L’entreprise devrait lancer la construction d’une nouvelle usine rue Arthur-Danis au printemps. Pour l’heure, l’investissement n’est pas chiffré. Mais il s’agit d’un « énorme » projet pour l’entreprise qui a un créneau très niché dans le secteur de l’aéronautique, a affirmé mercredi le directeur général de la PME, Serge Audet.

Des entreprises qui se démarquent

Certaines personnalités d’affaires ont su se faire remarquer cette année, notamment en obtenant plusieurs distinctions soulignant la qualité de leurs produits ou de leur organisation.

L’année a bien commencé pour Au Diable Vert, qui a remporté les honneurs dans la catégorie « Canada’s Leading Wilderness Resort » aux prestigieux World Travel Awards, en janvier. Qui plus est, ObservÉtoiles, le planétarium à ciel ouvert avec réalité augmentée développé en partenariat avec National Geographic, a fait des petits à travers le monde, faisant rayonner l’entreprise de Sutton aux quatre coins du globe.

Dans l’univers brassicole, la Brasserie Dunham en a fait saliver plusieurs en se retrouvant dans le prestigieux palmarès international RateBeer Best Awards des 100 meilleures brasseries du monde. L’entreprise, qui y figurait pour une cinquième année consécutive, était en effet l’une des trois seules brasseries canadiennes à recevoir un tel honneur.

Au même concours, la granbyenne Vrooden s’est aussi démarquée en figurant en tête de classement dans la catégorie des bières Bock et Strong Lager. Sacrée meilleure bière, la Ur-Bock en fût de chêne a aussi remporté la médaille d’argent dans sa catégorie aux World Beer Awards, qui se sont tenus au Royaume-Uni au cours de l’été. Trois autres offrandes de la microbrasserie ont aussi été récompensées lors de ce concours international.

La Maison Boire de Granby a défrayé les manchettes en devenant l’un des premiers restaurants au pays à obtenir la certification LEAF niveau 3, confirmant ses excellentes pratiques environnementales. Sur la photo, le chef et copropriétaire­ Brian Proulx.

La Maison Boire de Granby a de son côté défrayé les manchettes en devenant l’un des premiers restaurants au pays à obtenir la prestigieuse certification LEAF niveau 3, confirmant les meilleures pratiques environnementales. Outre l’établissement de la rue Court, le restaurant Chic Alors ! de Québec est le seul établissement à avoir obtenu la certification de niveau 3. Ailleurs au pays, seuls trois autres restaurants ont obtenu cette reconnaissance. Par ailleurs, le restaurant de Brian Proulx s’est démarqué parmi 220 candidatures lors des troisièmes Prix excellence tourisme, remis à Drummondville par l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, en reportant le grand prix dans la catégorie Initiative en tourisme durable pour ses efforts visant à devenir écoresponsable et autosuffisant par la production de ses propres aliments de base et l’utilisation d’autres denrées locales. Enfin, le sommelier de l’endroit, Marc-Antoine Bergeron, a récemment été couronné champion d’un concours québécois, Battle of the Somm, au terme d’une série d’épreuves éliminatoires qui se sont tenues au cours des derniers mois.

Des entreprises qui disparaissent

Même si 2019 a été faste pour plusieurs personnalités d’affaires de la région, l’année qui s’achève a aussi connu son lot de revers.

La fromagerie Délices & Fromages, située dans les Galeries d’Acton depuis 30 ans, a mis la clé sous la porte le 3 février dernier.

Aux prises avec un grand nombre de plaintes d’acheteurs de maisons dont la construction n’a jamais été terminée, Les Habitations Novadomus ont fini par mettre un terme à leurs activités, en avril. La faillite de l’entreprise a été enregistrée au Registre des dossiers de faillite et d’insolvabilité le 4 avril dernier. Les actifs de l’entreprise totalisaient 1,33 million de dollars alors que son passif était de 3,92 millions de dollars. Un total de 104 entreprises étaient inscrites sur la liste des créanciers non garantis.

Des entreprises qui renaissent

La faillite s’est aussi invitée chez Fabritec, en juillet, à la suite de la résiliation d’un important nouveau client. En novembre, il a été annoncé que l’entreprise était reprise par Alain Messier et Sergio Lifraine, qui comptent lui donner un second souffle.

Enfin, impossible de passer sous silence la renaissance de La Voix de l’Est sous la forme d’une coopérative, en décembre. Après l’annonce de la faillite de Groupe Capitales Médias, en août, les employés de six quotidiens de GCM, dont celui de la rue Dufferin, ont travaillé d’arrache-pied pour fonder des coopératives de solidarité visant à poursuivre la publication des journaux régionaux. Des deux offres déposées devant le syndic, c’est celle des travailleurs qui a été retenue et homologuée officiellement une semaine avant Noël.

Après l’annonce de la faillite de Groupe Capitales Médias, en août, les employés de La Voix de l’Est ont travaillé d’arrache-pied pour fonder une coopérative de solidarité visant à poursuivre la publication du journal.