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En plus d’un tout nouvel air d’accueil pour les clients et d’un nouvel entrepôt, Maxime Dion et Philippe Benoit souhaitent, en août ou septembre, ajouter deux nouvelles serres pour porter leur nombre à quatre.
En plus d’un tout nouvel air d’accueil pour les clients et d’un nouvel entrepôt, Maxime Dion et Philippe Benoit souhaitent, en août ou septembre, ajouter deux nouvelles serres pour porter leur nombre à quatre.

La Ferme La Bourrasque a le vent dans les voiles

Roxanne Caron
Roxanne Caron
La Voix de l'Est
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Les affaires vont bien pour la ferme maraîchère La Bourrasque, à Saint-Nazaire d’Acton. Les propriétaires, Philippe Benoit et Maxime Dion, sont sur le point de faire des améliorations majeures sur leur terre acquise en 2015, à commencer par l’agrandissement de leur kiosque et du stationnement.

Ces travaux mijotaient dans la tête des deux hommes depuis un bon moment. Mais l’engouement actuel autour de leurs paniers bios les a poussés à foncer tête première.

« L’année dernière, on a doublé le nombre de paniers, passant de 225 paniers à 450 », annonce fièrement Philippe dont les légumes certifiés biologiques sont livrés à Montréal, à Boucherville en plus d'être disponibles à la ferme.

« On était rendu avec une clientèle un peu trop nombreuse pour notre petit kiosque et il n’y avait pas assez de place de stationnements », poursuit-il.

Cette année, même s’il est encore tôt pour donner un chiffre puisque les inscriptions peuvent se faire jusqu’en juin, le nombre d’abonnements aux paniers a déjà une bonne longueur d’avance sur celui de l’an dernier.

Cette situation ne semble d’ailleurs pas unique à la Bourrasque. Selon le Réseau des fermiers·ères de famille, 2020 représente l’année de tous les records en ce qui a trait aux paniers bios. « Les abonnements ont bondi de 46 % passant de 19 200 à plus de 28 000 familles », souligne Marc Simonnot, conseiller en communication pour l’organisme qui jouit d’un réseau de 145 fermes.

Cet intérêt pour cette formule se poursuit également pour 2021, alors que dès début avril, plus de 80 % de l’offre de paniers a trouvé preneur auprès des anciens abonnés du Réseau des fermiers·ères de famille lors du lancement de la campagne en mars dernier. « Ce chiffre avait été atteint le 11 avril en 2020 et autour du 24 juin les autres années. Les gens se sont abonnés très tôt dans la saison », remarque M. Simonnot.

Les serres, présentement chauffées au mazout, seront toutes converties à l’électricité.

Serres

Si la pandémie a mis en lumière les limites et les défis de notre système alimentaire, Philipe et Maxime ont choisi de répondre présents pour nourrir la population. En effet, en plus d’un tout nouvel air d’accueil pour les clients et d’un nouvel entrepôt, les agriculteurs souhaitent, en août ou septembre, ajouter deux nouvelles serres pour porter leur nombre à quatre.

Cette nouveauté permettra de tripler l’espace serricole, qui passera de 7000 pieds carrés à 21 000.

Le but? Allonger la saison des récoltes. « Dès le début avril, on va avoir une belle diversité qui va se poursuivre jusqu’à la fin de l’année », fait valoir Philippe.

Les deux serres déjà présentes sont destinées à la pépinière afin de produire les plants qui seront transposés au champ, tandis que l’autre est destinée à la tomate de serre afin d’en avoir le plus tôt possible dans l’année.

Adieu mazout !

Autre projet colossal : les serres, présentement chauffées au mazout, seront toutes converties à l’électricité.

« On est rendu à la dernière étape du processus. On est sur le point de déposer les demandes à la Régie de l’énergie », mentionne Philippe.

Cette décision a été largement motivée par l’annonce du gouvernement et d’Hydro-Québec, en juillet dernier, qui proposaient de réduire de près de moitié le tarif d’électricité des producteurs de fruits et légumes en serre. Un premier pas vers l’objectif de doubler la production québécoise en serre en cinq ans.

La Régie de l’énergie a donné son aval à la nouvelle proposition tarifaire d’Hydro-Québec en décembre dernier. Sa demande prévoyait une diminution de 10 ¢ à 5,59 ¢ du tarif moyen du kilowattheure payé par les serristes québécois. Déjà appliqué aux 10 plus grands producteurs, ce tarif préférentiel, qui inclut le chauffage, s’étendrait à 1000 installations, soit plus de 90 % des serres au Québec.

« Pour investir dans toute la conversion, le gouvernement donne beaucoup d’aide. Et c’est un avantage marketing de pouvoir dire que nos serres sont chauffées avec une énergie verte », termine Philippe.