Jose Boisjoli, président et chef de direction chez BRP
Jose Boisjoli, président et chef de direction chez BRP

La crise a mis fin à un élan sans précédent chez BRP

La crise actuelle a mis fin à un élan sans précédent au sein de l’entreprise Bombardier Produits récréatifs (BRP), probablement l’un des meilleurs de l’histoire du manufacturier de véhicules récréatifs.

Dans une vidéo Youtube produite la semaine dernière, le président et chef de direction de BRP, José Boisjoli, a dressé un tableau de la situation en cette « période exceptionnelle ».

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L’entreprise a été mise au neutre pratiquement partout sur le globe, a-t-il d’abord expliqué.

« Nous avons vu nos ventes baisser à travers le monde depuis une dizaine de jours. Ça a commencé en Europe avec la fermeture en France, en Italie et en Espagne », mentionne M. Boisjoli.

« En début de semaine au Canada et aux États-Unis, 40 pour cent des concessionnaires ont été fermés. On voit nos ventes diminuer. En Asie du Pacifique et en Amérique latine, c’est toujours correct, mais tôt ou tard on sait que ça va nous rattraper. »

Depuis la mi-mars, l’action de BRP a été malmenée, chutant comme la plupart des marchés en bourse. Le 10 mars, elle a clôturé à 43 $. Mardi après-midi, le prix affiché se situait à seulement 23 $. Au milieu du mois de février, le titre avait approché les 75 $.

La priorité pour le moment, ajoute M. Boisjoli, est de veiller à la santé des employés, et de protéger les emplois, la flexibilité financière et les partenaires de l’entreprise.

« Tous nos sites manufacturiers à travers le monde sont fermés temporairement pour des semaines ou des mois », dit-il. La période peut varier selon les règles des pays, la demande pour les produits et la saisonnalité du produit », explique-t-il dans cette vidéo d’un peu plus de quatre minutes dont La Tribune a obtenue.

« On a revu la liste des projets qu’on avait. On arrête ou repousse les projets comme l’amélioration de l’efficacité dans les bureaux ou dans les usines et l’augmentation de la capacité de production à travers le monde. Nous faisons des choix judicieux pour nous protéger à long terme. Quelle ampleur aura la crise et pour combien de temps? Personne ne peut répondre. »

Rappelons que La Tribune révélait récemment que BRP envisageait de reprendre ses activités à l’usine de Valcourt le 25 mai prochain. On disait suivre l’évolution de la crise à travers le monde pour s’ajuster au besoin. Le manufacturier mentionnait aussi examiner les programmes gouvernementaux mis en place pour venir en aide aux industries.

« Tout le monde sera impacté dans les prochains jours et prochaines semaines, enchaîne José Boisjoli. On essaie, avec les programmes qui existent dans les différents pays, de faire le mieux pour les employés et la compagnie. On essaie d’être équitable, mais ça va être différent d’un pays à l’autre. »

« La situation n’est pas le fun et c’est stressant. On va essayer de vous revenir pour vous informer le plus tôt possible des différents changements. »

José Boisjoli termine sur une note encourageante. « Il y a trois semaines, on avait un momentum incroyable à travers le monde, un des meilleurs de l’histoire de BRP. J’ai traversé des moments difficiles dans ma carrière », proclame-t-il.

« Dans ces moments, on doit se convaincre. On a d’excellents employés, de bonnes usines et d’excellents produits et des clients qui nous aiment passionnément. On va passer à travers la crise. Bon courage et comme on dit : ça va bien aller... »