Plusieurs dizaines de postes sont à combler annuellement au sein de l’entreprise de production agroalimentaire F. Ménard­, particulièrement à sa division Agromex, qui compte une usine d’abattage et de coupe de viande.

F. Ménard: des incitatifs pour embaucher

Pour pallier son manque de main-d’œuvre, F. Ménard sort l’artillerie lourde. Le géant du porc a en effet mis en place une série de mesures visant à attirer de nouveaux travailleurs.

Signe que les affaires vont bien, l’entreprise gardangeoise embauche environ une centaine de travailleurs chaque année. « Notre entreprise est en croissance solide depuis plusieurs années, explique Nathalie Vallerand, directrice des ressources humaines chez F. Ménard. Nos besoins en main-d’œuvre sont continus, mais la pénurie de main-d’œuvre nous touche quand même, car il est de plus en plus difficile de recruter des candidats. »

Plusieurs dizaines de postes sont à combler annuellement au sein de l’entreprise, particulièrement à sa division Agromex, qui compte une usine d’abattage et de coupe de viande. Des postes de journaliers, des emballeurs et des expéditeurs, sont à pourvoir.

Pour se démarquer d’autres entreprises dans le secteur agroalimentaire, le taux horaire salarial à l’embauche a été bonifié. « Les salaires de nos emplois syndiqués à l’embauche sont passés de 13,38 à 15,96 $ de l’heure. C’est une augmentation d’environ 20 % », calcule Mme Vallerand.

L’entreprise procède également à des promotions à l’interne ; ce faisant, les salaires des travailleurs peuvent grimper jusqu’à 20,71 $ lorsqu’ils accèdent à un poste de désosseur, après avoir suivi une formation offerte par l’employeur. D’autres opportunités, comme celle d’opérer un chariot élévateur, sont aussi à considérer.

« On croit beaucoup au fait d’investir dans nos employés. C’est dans nos valeurs, commente la directrice des ressources humaines. Le problème, c’est qu’on souhaite faire des promotions à l’interne, car on a besoin de plus de désosseurs. Mais tout ça est ralenti par le fait qu’on manque d’emballeurs pour venir prendre la relève. »

De plus, les employés actuels de l’entreprise sont éligibles à une prime s’ils recommandent un candidat qui, suivant son embauche, obtient un poste permanent. Ainsi, un employé recevra 100 $ lorsque son nouveau collègue aura travaillé un total de 240 heures ; il touchera un autre 150 $ au terme de sa période de probation et 250 $ après un an d’emploi. Il n’y a pas de limite quant au nombre de candidats qu’un employé peut recommander, précise-t-on.

Nathalie Vallerand, directrice des ressources humaines chez F. Ménard

Granby dans la mire

F. Ménard a également un œil sur la main-d’œuvre granbyenne.

À compter du 4 février, une navette offrira, au coût de 5 $ par jour, le transport de Granby vers Ange-Gardien aux employés de l’entreprise. C’est Autobus Granby qui assurera le service ; les inscriptions seront ouvertes au cours des prochains jours.

La navette sera disponible une fois par jour, offrant un aller-retour entre Granby et Ange-Gardien selon l’horaire de la salle de découpe. Ce faisant, les travailleurs arriveront directement à leur lieu de travail peu avant sept heures le matin et quitteront l’endroit un peu après 15 h 30.

« Il faut accommoder les gens de Granby qui n’ont pas de véhicule et qui souhaitent laisser un emploi moins rémunéré pour venir travailler chez nous, reconnaît Mme Vallerand. Si ça fonctionne bien, on veut remplir un premier autobus et peut-être même un deuxième. Il y a 48 places dans le bus, et on a beaucoup plus que 48 postes à combler. »

L’entreprise estime tout de même qu’environ 25 % des places de la navette pourraient être occupées par des employés actuels qui covoiturent pour se rendre au travail.

Toujours pour faciliter le processus d’embauche aux candidats qui n’ont pas de voiture ou qui sont récemment arrivés dans la région, F. Ménard tiendra des journées d’embauche à Granby même, dans les locaux de Solidarité ethnique régionale de la Yamaska. Ces périodes d’entrevue se dérouleront les mardis et jeudis, à compter du 17 janvier, et ce, jusqu’au 31 janvier prochain.