Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Exxel Polymers a la capacité de traiter quotidiennement jusqu’à 45 millions de masques, a indiqué le président de l’entreprise, Éric Fradette. La transformation des équipements de protection a récemment commencé dans les locaux de la compagnie bromontoise.
Exxel Polymers a la capacité de traiter quotidiennement jusqu’à 45 millions de masques, a indiqué le président de l’entreprise, Éric Fradette. La transformation des équipements de protection a récemment commencé dans les locaux de la compagnie bromontoise.

Exxel Polymers veut recycler des millions de masques

Jean-François Guillet
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est
Article réservé aux abonnés
L’entreprise Exxel Polymers pourrait contribuer à détourner des millions de masques de protection de l’enfouissement. La transformation des équipements de protection en billes de plastique a récemment commencé à petite échelle au sein de la compagnie établie à Bromont, partenaire du projet Go Zéro de MedSup. La cadence devrait s’accroître au cours des mois à venir.

Spécialisée dans le recyclage des matières plastiques, Exxel Polymers a une capacité de traiter quotidiennement jusqu’à 45 millions de masques de protection, a indiqué le président de l’entreprise, Éric Fradette. «C’est simple, on pourrait recevoir chaque jour tous les masques portés par des Québécois sans problème. C’est un beau projet et on est prêts à avancer avec nos partenaires.» 

En fait, près de 90% de la matière qui compose les masques est recyclable, a mentionné M. Fradette. On parle principalement de masques de procédure, chirurgicaux et de type N95. La languette de métal retirée, la plupart du temps en aluminium, est envoyée chez des recycleurs. En Estrie, Go Zéro fait notamment affaire avec Bourque Métal, à Brigham, a mentionné Pierre Alarie, directeur du projet Go Zéro chez MedSup, dont le siège social est situé à Magog. 

Pour l’instant, aucun débouché n’a été trouvé pour les élastiques. Selon M. Alarie, des pourparlers en ce sens sont en cours pour qu’un chercheur universitaire tente de trouver des pistes de solutions. Pour le moment, aucun élastique n’est envoyé aux rebuts, a assuré le représentant de MedSup.

Pierre Alarie, directeur du projet Go Zéro chez MedSup.

Notons que la compagnie, qui importe et fabrique des équipements médicaux, vend des boîtes à sa clientèle, composée entre autres d’écoles, d’industries et de particuliers. Une fois que celles-ci sont remplies, leur contenu doit être acheminé au centre de recyclage partenaire dans chacune des régions. 

Essor

Avant d’être acheminés à Bromont, où ils sont broyés et transformés en billes de plastique, les masques doivent d’abord être mis en quarantaine. Ils sont ensuite décontaminés à l’aide de lampes spécialisées, avant d’être démantelés. L’entreprise Défi Polyteck, établie à Sherbrooke, se chargera bientôt de cette partie de l’opération. 

L’organisme sans but lucratif fait de la réinsertion sociale et emploie majoritairement des gens ayant des limitations fonctionnelles. Faute de main-d’oeuvre, Défi Polyteck fait affaire pour le moment avec un sous-traitant. L’OBNL veut toutefois ouvrir une nouvelle succursale d’ici trois mois. L’ensemble des masques récupérés dans la région y sera acheminé. La municipalité de Magog a été ciblée, a confirmé le directeur général de Défi Polyteck, Steeve Breton. Le choix du local n’est toutefois pas encore arrêté. «On voudrait être capables de desservir l’Estrie et une partie de la Montérégie. On veut donc avoir un endroit stratégique», a-t-il indiqué. 

Cinq employés travailleront dans ce nouveau bâtiment. Ils devraient être en mesure de traiter environ 10 000 masques par jour, a mentionné M. Breton. Si tout se déroule comme prévu, une quinzaine d’autres membres pourraient se greffer à l’équipe à moyen terme.