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La nouvelle directrice du Groupement des chefs d’entreprise, Diane Arseneau.
La nouvelle directrice du Groupement des chefs d’entreprise, Diane Arseneau.

Diane Arseneau prend la gouverne du Groupement des chefs d’entreprise

Gabriel Delisle
Gabriel Delisle
Le Nouvelliste
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Implanté dans toutes les régions du Québec, le Groupement des chefs d’entreprise a une nouvelle dirigeante. À l’heure où la pandémie impose des changements aux dirigeants d’entreprises, Diane Arseneau devient directrice générale de cet organisme voué à l’entrepreneuriat.

«La mission du Groupement de briser l’isolement des entrepreneurs, des dirigeants, me plaît beaucoup. C’est capital», mentionne-t-elle en entrevue.

«C’est en effet très dur d’être entrepreneur. Il y a une vague d’amour envers eux, mais ce n’est pas du glamour tous les jours. Il y a de grands moments où ils se sentent très seuls. Le Groupement fait un boulot extraordinaire à cet égard.»

Diane Arseneau a une longue feuille de route professionnelle. Avant de se joindre au Groupement des chefs d’entreprise, elle a occupé des postes de direction à l’Institute for International Research (IIR), à l’International Air Transport Association (IATA) et chez Thomson Reuters. De plus, elle a aussi fondé et assuré la direction de la division des conférences et événements à Les Affaires. Bachelière en droit et détentrice du MBA, Diane Arseneau a par la suite occupé les fonctions de directrice générale du festival Grand Montréal Comique ainsi qu’à la tête de son entreprise de consultation.

La présidente du conseil d’administration du Groupement des chefs d’entreprise, Cadleen Désir, estime que Diane Arseneau prend les commandes à «une période charnière du Groupement».

«Elle aura à déployer la stratégie de rayonnement tout en soutenant une croissance ambitieuse du membership. L’arrivée de cette dirigeante aussi innovatrice qu’humaine insufflera l’énergie positive nécessaire pour actualiser et développer l’offre de services, et répondre aux besoins de nos entrepreneurs», soutient Mme Désir.

Michel Bundock quitte la direction du Groupement des chefs d’entreprise après une implication de 33 ans auprès de l’organisme.

Diane Arseneau succède à Michel Bundock, en poste à la direction du Groupement des chefs d’entreprise depuis près de 15 ans et impliqué auprès de l’organisme depuis 33 ans.

«Je suis très heureux de ce que l’organisation est devenue. J’ai maintenant plus envie de contribuer à transmettre et laisser une nouvelle équipe pour donner une nouvelle impulsion. Je veux personnellement être plus dans un mode de redonner, de transmettre et j’ai des projets d’écrire», soutient en entrevue l’homme originaire de Grand-Mère.

«Avant c’était moi le jeune, maintenant ce n’est plus moi. Je trouve ça beau l’énergie qu’ils ont. Le monde change et c’est parfait.»

Le Groupement des chefs d’entreprise représente près de 2000 entreprises du Québec, mais aussi de la France, la Belgique et la Suisse. Ces entreprises membres emploient près de 100 000 employés et représentent un chiffre d’affaires de près de 15 milliards $.

«Fondamentalement ce qui m’a motivé toutes ces années, c’est que lorsque l’économie va bien, il y a une paix sociale. L’économie, le social et la culture est un trio qui passe beaucoup par une économie saine», estime Michel Bundock.

«Accompagner les entrepreneurs à être plus audacieux, plus innovant, plus humain et avoir un impact plus positif avec leur entreprise dans leur région, ça améliore le sort du monde. C’était ça ma motivation profonde.»

Comme les entreprises membres du Québec sont réparties un peu partout sur le territoire de la province, les travailleurs du Groupement des chefs d’entreprise le sont tout autant. Le télétravail n’a donc pas commencé avec la pandémie dans cet organisme voué au développement économique basé à Drummondville.

La nouvelle réalité imposée par cette pandémie a toutefois forcé le Groupement à s’adapter rapidement. Ne pouvant plus tenir de rencontres ou d’événements en personne, ils ont dû organiser pas moins de 2000 rencontres virtuelles lors des six premiers mois de la pandémie.