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«La pandémie a vraiment été bénéfique pour la sensibilisation à l’achat local. La production ne répondait pas à la demande l’été dernier. C’est un beau problème», lance le propriétaire de Fraîcheur urbaine, Gilles Pelletier.
«La pandémie a vraiment été bénéfique pour la sensibilisation à l’achat local. La production ne répondait pas à la demande l’été dernier. C’est un beau problème», lance le propriétaire de Fraîcheur urbaine, Gilles Pelletier.

Deux nouvelles serres pour Fraîcheur urbaine

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
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L’engouement pour l’achat local donne des ailes au producteur de légumes biologiques en serre Fraîcheur urbaine. L’entreprise ajoutera deux nouvelles serres à l’automne à son complexe de la rue Denison Ouest, à Granby.

« La pandémie a vraiment été bénéfique pour la sensibilisation à l’achat local. La production ne répondait pas à la demande l’été dernier. C’est un beau problème », lance le propriétaire de l’entreprise, Gilles Pelletier. 

Ce dernier précise que les deux nouvelles serres individuelles permettront d’ajouter en culture une superficie de 650 mètres carrés (7000 pieds carrés), soit 50 % de la capacité de production actuelle. 

L’investissement, qualifié de « majeur » par l’entrepreneur, demeure confidentiel. Fraîcheur urbaine profitera néanmoins d’une subvention pour la réalisation des travaux. L’aide financière s’inscrit dans le cadre du Programme de soutien au développement des entreprises serricoles, lancé au cours des derniers mois. Cela permettra d’acquitter jusqu’à 60 % des coûts, souligne Gilles Pelletier.

S’il a déjà été possible de se procurer sur place les légumes et autres verdures cultivés dans les serres, la totalité de la production de l’entreprise est désormais vendue directement aux restaurateurs et aux détaillants, tels que Orange Coco, IGA Gaouette, Metro Plouffe et la Boucherie les 2 Dion.    

Pour l’heure, Fraîcheur urbaine, qui a la certification Ecocert, produit différentes variétés de tomates, des poivrons de couleurs, des aubergines, des haricots, ainsi que des concombres (anglais, libanais et de jardin).

À l’année

Pour l’heure, Fraîcheur urbaine, qui a la certification Ecocert, produit différentes variétés de tomates, des poivrons de couleurs, des aubergines, des haricots, ainsi que des concombres (anglais, libanais et de jardin). 

L’ajout des nouvelles serres, sur le site où se trouvaient à une autre époque les Serres Potvin, permettra de répartir et d’augmenter les différentes productions. De la laitue frisée, des épinards ainsi que du persil seront notamment ajoutés. « C’est très demandé actuellement et je n’en ai pas », note M. Pelletier.

L’investissement permettra en outre au producteur maraîcher de se rapprocher de son objectif, soit de produire à l’année. « Comme il n’y a pas d’éclairage actuellement, c’est très difficile de produire en décembre, en janvier et en février. On profite de ces moments-là pour partir nos nouveaux plants », dit-il. 

L’une des deux nouvelles installations sera toutefois éclairée et utilisée pour la production de concombres sur une base annuelle. « Actuellement, on en produit du mois de mars à la fin octobre. On pourra le faire 12 mois par année », note le producteur maraîcher. 

Pour l’heure, Fraîcheur urbaine compte trois employés à temps plein. La PME accueille aussi à l’occasion des étudiants et des stagiaires. La réalisation du nouveau projet pourrait se traduire par la création de nouveaux emplois, confirme Gilles Pelletier. 

Celui-ci dit par ailleurs prioriser l’embauche de gens qui vivent avec une problématique de santé mentale ou qui font face à des difficultés scolaires. « Ça va très bien parce que le travail en serre est relativement calme. (...) Il n’y a pas vraiment d’agent stresseur. Je donne la chance à ces gens-là de pouvoir travailler. Et ils me le rendent bien par la suite. Ils sont fidèles à l’entreprise. Ça amène peut-être d’autres défis, mais je deal bien avec ça », dit Gilles Pelletier.