Mélanie Gobeil, directrice générale de la CCB-M, Vincent Harbec, vice-président de la CCB-M, et Hélène Paquette, chef mentore de la Cellule de mentorat pour entrepreneurs de Brome-Missisquoi

Des histoires à succès au prochain Colloque pour entrepreneurs de Brome-Missisquoi

Le Colloque pour entrepreneurs de Brome-Missisquoi revient pour une deuxième année consécutive. Tout au long de l’après-midi, des entrepreneurs à succès viendront parler de leurs hauts et de leurs bas. Mentors, mentorés et gens d’affaires de tout acabit ont rendez-vous pour cette journée d’échanges et de conférence, le 29 novembre.

Le thème « Le succès qui inspire » a été retenu par la Cellule de mentorat pour entrepreneurs du CLD de Brome-Missisquoi et la Chambre de commerce de Brome-Missisquoi, qui organisent le colloque.

« C’est la première fois qu’on travaille conjointement avec la chambre de commerce, indique la chef mentore Hélène Paquette en entrevue. L’année passée, on l’a organisé seuls parce que la CCB-M avait un gala Excellence. Ce qu’on a décidé de faire, c’est de le faire une année sur deux. [...] L’année prochaine, il y a un gala, le colloque va faire relâche et on va donner notre prix au mentor de l’année au gala Excellence, comme la Chambre de commerce donnera ses prix coup de cœur à notre colloque de novembre. »

En effet, non seulement la Cellule de mentorat rendra hommage à ses mentors, mais la CCB-M remettra aussi ses prix coup de cœur. Le public a été appelé à voter en ligne dans les dernières semaines. Sept entrepreneurs recevront ainsi un trophée.

Apprendre à se relever

Le Colloque pour entrepreneurs de Brome-Missisquoi poursuit deux objectifs. Le premier est de faire connaître le mentorat d’affaires. « C’est chapeauté par le Réseau M, c’est provincial, mais il y a encore plein de monde qui ne savent pas que ça existe, réalise Mme Paquette. Le deuxième but est d’inspirer les entrepreneurs avec des gens qui ont eu du succès, qui ont peut-être trébuché, mais qui se sont relevés, comme Claude Trottier. »

M. Trottier, président et directeur de l’exploitation des Canards du lac Brome, a connu son lot d’embûches. Conférencier vedette du colloque, il viendra parler des aléas de sa vie d’homme d’affaires et de la façon dont il a réussi à relever son entreprise après des coups durs. Rappelons qu’en 2016, l’entreprise Canards du Lac Brome a subi trois incendies dans ses installations. Un premier incendie avait touché un bâtiment de production à Racine. Environ 50 000 canards avaient péri. Un deuxième feu avait ravagé une autre structure, cette fois à Saint-Camille, où 4500 canards avaient perdu la vie. Le troisième brasier avait détruit les bureaux administratifs, la boutique et l’abattoir à Lac-Brome.

Parmi les autres conférenciers, Dominic Sicotte, coach d’affaires et mentor, a aussi vécu l’expérience de mentoré. Il sera à même de parler des différentes facettes du mentorat d’affaires. André Nadeau, président de Construction Nadeau & Boulé, qui est derrière la construction des Résidences des Bâtisseurs à Cowansville, racontera quant à lui le parcours qui l’a mené à un aussi gros projet.

Un panel permettra de découvrir des mentorés qui connaissent du succès et dont l’entreprise est en démarrage ou en croissance. Les cinq entrepreneurs parleront du rôle de leur mentor dans leurs réalisations.

Passer les pouvoirs

Enfin, une famille abordera la question de la relève d’entreprise. Jacques, Nadia et Patrick Marziali, de Filtration Québec, aborderont les différentes facettes de la relève familiale. Pour donner un aperçu de leur histoire, Jacques Marziali a raconté, lors d’une conférence de presse lundi matin, que son père a eu du mal à lâcher prise. Il a tenu l’entreprise d’une main de fer jusqu’à ses 84 ans, même si son fils était à la tête de Filtration Québec. Lui-même est arrivé dans l’entreprise familiale il y a dix ans, soit bien après ses propres enfants, qui ont aussi eu à composer avec le contrôle qu’exerçait leur grand-père. Nadia Marziali parle notamment de l’entrée de l’informatique dans leurs opérations, comme pour la tenue des livres. Elle parle d’un choc générationnel et de la difficulté à faire sa place.

Une conférence qui risque d’en intéresser plus d’un. « Leur situation n’est pas unique, constate Hélène Paquette. Il y a quelques entreprises dans lesquelles les parents ou les grands-parents ne lâchent pas et la relève n’est pas nécessairement contente de ça. Ce n’est pas nécessairement sain. Je pense qu’on doit en parler. Si ça peut inspirer d’autres gens à lâcher prise et à laisser la place aux jeunes, tant mieux. »

En 2017, 80 personnes avaient participé au colloque. Les organisateurs prévoient attirer 100 participants cette année. Le premier événement avait permis à des entrepreneurs de découvrir que le mentorat les aiderait dans leurs démarches. Quelques personnes avaient communiqué avec la Cellule de mentorat pour être jumelées avec un mentor dès le lendemain du colloque.