La production est prête à démarrer à la nouvelle usine du Groupe Millet Plastics à Granby, selon Jean-Nicolas Dupéré et Dominique Millet.

Des contenants de Yop fabriqués à Granby

La production à grande échelle est prête à démarrer à la nouvelle usine granbyenne de la société française, Groupe Millet Plastics, alors que les premiers tests devraient être terminés sous peu.

« Nous sommes en cours de validation des produits par le client. C’est un processus de démarrage qui est relativement long. Mais nous espérons avoir, d’ici la semaine prochaine, le “go” de production pour nos deux machines qui sont actuellement dans l’atelier », a expliqué lundi le président de la filiale canadienne du Groupe Millet, Dominique Millet.

Spécialisée dans la production de contenants de plastique de 93 ml et 200 ml destinés à la consommation alimentaire, Millet fabrique entre autres pour l’entreprise Liberté les bouteilles du yogourt à boire Yop. Effectuée depuis 2015 aux installations de Millet à Lebanon, en Pennsylvanie (États-Unis), cette production sera transférée à Granby.

D’ici un mois, les contenants de Yop qu’on retrouve sur les tablettes des supermarchés proviendront des installations de Granby. Les consommateurs ne verront cependant pas la différence. Ce sont les mêmes bouteilles, les mêmes moules, note le directeur d’usine, Jean-Nicolas Dupéré.

Pour l’heure, quatre autres machines, prévues dans la première phase et qui représentent autant de lignes de production, devraient être reçues et installées au cours des prochains mois. Des pièces d’équipement proviennent d’ailleurs de Lebanon. « La projection qui était d’avoir six machines de production au 1er juillet sera respectée », souligne M. Millet.

Dans les circonstances, la production sera appelée à « monter en puissance rapidement », ajoute-t-il.

Au terme de cette première phase, la capacité de production de l’usine pourrait atteindre 150 millions de bouteilles par an, souligne le grand patron de l’usine.

Phase deux 

Entreprise familiale dont les racines se trouvent dans la région du Jura, en France, Groupe Millet Plastics a toutefois d’autres clients potentiels dans sa mire. Des négociations sont notamment en cours avec deux joueurs québécois importants, affirme Dominique Millet, afin qu’une deuxième phase de production puisse être lancée à compter de l’automne 2019.

Cela permettrait de doubler le nombre d’employés, alors qu’une vingtaine de personnes sont actuellement à l’emploi de l’entreprise. La construction de l’usine, rue Arthur-Danis, a entraîné un investissement qui avoisine 17 millions de dollars.

Aucun agrandissement des installations ne sera nécessaire pour la deuxième phase, mais les espaces alloués à l’entreposage pourraient éventuellement devoir être revus à la hausse.

Si l’échéancier global du projet a pu être respecté, le processus de dédouanement pour les équipements de l’usine qui proviennent d’Europe s’est cependant révélé plus « laborieux » que prévu, déplore Dominique Millet.

« On nous demande très souvent des papiers complémentaires. On pensait que l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Europe faciliterait les choses, mais ce n’est pas le cas », relève le dirigeant d’entreprise.

Aide appréciée

Dominique Millet a par ailleurs souligné que l’aide financière de 85 000 $ accordée l’an dernier à l’entreprise par la Ville de Granby, dans le cadre de son programme d’aide discrétionnaire, est « très appréciée ».

Selon lui, ce type d’aide aux entreprises n’est pas offert en France ou aux États-Unis.

« On voit ici qu’il y a un dynamisme pour qu’il y ait un vrai développement industriel », se réjouit l’entrepreneur français.