L’Association des restaurateurs du Québec entend exiger du provincial et du fédéral des mesures d’aide concrète, une fois que la situation se sera stabilisée.
L’Association des restaurateurs du Québec entend exiger du provincial et du fédéral des mesures d’aide concrète, une fois que la situation se sera stabilisée.

COVID-19: les restaurateurs devront obtenir l’aide de l’État

L’Association des restaurateurs du Québec (ARC) est catégorique, c’est toute l’industrie de la cabane à sucre, dont la période phare de l’année se déroule en mars et avril, qui est frappée de plein fouet par l’éclosion de la COVID-19 et les mesures gouvernementales mises de l’avant dans le but de limiter la propagation du virus.

« Contrairement à d’autres restaurants qui peuvent se permettre par exemple de fermer la salle à manger et de poursuivre le côté commandes à emporter et la livraison pour limiter les pertes de ventes et écouler le stock alimentaire, les cabanes à sucre n’ont pas cette option. En plus, elles peuvent exercer leur commerce pendant quelques semaines à peine. Les cabanes à sucre ne pourront pas se refaire en juillet », affirme le responsable des communications et affaires publiques pour l’ARC, Martin Vézina.

L’organisation, qui regroupe sous son aile près de 5600 restaurateurs à travers le Québec, entend exiger du provincial et du fédéral des mesures d’aide concrètes, une fois que la situation se sera stabilisée. Rappelons que le gouvernement Legault a ordonné aux restaurateurs, dimanche, de limiter à 50 % leur nombre de clients. Les cabanes à sucre, elles, ont l’obligation de fermer leurs portes au minimum jusqu’au 30 mars.

« On va essayer d’avoir un programme de compensation pour ce qui est de l’industrie de la restauration, incluant les cabanes à sucre. Il faut comprendre que le gouvernement est présentement en gestion de crise, mais très bientôt, c’est sûr que nous allons vouloir avoir plus de détails sur les compensations à prévoir. On s’attend à au moins quelque chose pour permettre aux commerçants de passer à travers tout ça. »

« La restauration, tout comme le tourisme, c’est surtout de petites et moyennes entreprises. Sans un soutien de l’État, il y aura des choix difficiles à faire pour plusieurs entrepreneurs s’ils veulent poursuivre leurs activités », ajoute M. Vézina.