Jusqu’en juin, le quintette composé de Maxime Corriveau, Geneviève Parent, Patrick St-Laurent, Geneviève Harnois et Gary William Houle, entouré ici de Guillaume Joly (à l’arrière, à gauche) et de Frédéric Bonner (à droite) d’Entrepreneuriat Haute-Yamaska, aura accès aux locaux de Noburo pour faire croître leurs entreprises.

Cinq entrepreneurs font leur entrée dans le programme Accélérateur

Individuellement, ils représentent chacun un rêve. Ensemble, ils sont la somme de leurs expériences, de leurs réussites et de leurs défis. Les cinq membres de la toute première cohorte du programme Accélérateur ont été dévoilés, mercredi.

C’est dans la fourmilière de l’espace de travail coopératif Noburo, rue Cowie, que l’Accélérateur, une coopérative d’entrepreneurs, se mettra en marche. Jusqu’en juin, le quintette composé de Maxime Corriveau, Gary William Houle, Geneviève Parent, Geneviève Harnois et Patrick St-Laurent, aura accès aux locaux pour faire croître leurs entreprises, encadré par des conseillers d’Entrepreuriat Haute-Yamaska.

L’organisme a reçu une vingtaine de candidatures entre août et octobre pour prendre part au programme. Cinq d’entre elles ont été retenues au terme d’entrevues individuelles; les heureux élus ont été choisis autant pour leurs qualités d’entrepreneur que pour le côté innovateur de leur projet, indique Frédéric Bonner, conseiller aux entreprises.

Répondre à des besoins
Le programme permettra de valider le potentiel des entreprises retenues et de déterminer si elles répondent à des besoins réels.

Proptim, par exemple, vise à alléger la tâche des entrepreneurs qui sont amenés à «porter tous les chapeaux», illustre son fondateur Gary William Houle. Celui-ci souhaite créer une application qui regrouperait bon nombre d’outils et de tâches administratives utilisés par les gestionnaires afin qu’ils «s’investissement dans l’entreprise plutôt que de travailler sur celle-ci».

Geneviève Parent s’attaque pour sa part à la pénurie de main-d’oeuvre qui frappe la région. Faciliter la qualification des employés et aider les entreprises d’ici à recruter à l’étranger font partie des services qu’offrira son entreprise Innov’Être.

De son côté, Maxime Corriveau compte simplifier la pesée des animaux grâce à un système de caméras. La solution proposée par Animal Tech aura pour effet de minimiser la manipulation des bêtes et de réduire le stress que celles-ci peuvent subir tout en facilitant le travail des éleveurs. L’entrepreneur a l’industrie du porc dans sa mire pour débuter.

Même le design est mis à contribution, car en limitant l’encombrement de son décor, on réduit le stress émanant de son environnement, estime Geneviève Harnois. Son entreprise LUMA Design se spécialise notamment dans la fabrication de pots de fleurs en aluminium au style moderne et épuré.

Le projet de Patrick St-Laurent n’a pas été dévoilé, mercredi. L’entrepreneur est néanmoins enthousiaste à l’idée de prendre part à l’aventure. «On pourra mettre nos expériences en commun, comme notre réseau, affirme-t-il. On pourra faire bénéficier les autres des conseils que l’on reçoit.»

L’union fait la force
Si tous ces projets sont uniques et témoignent de la diversité de l’entrepreneuriat régional, les candidats, qui en sont tous au lancement de leur première entreprise, se trouvent au même stade de leur démarche et sont avides de connaissances.

«On a les mêmes préoccupations, remarque Mme Harnois, appuyée par ses pairs. On a hâte de se rencontrer pour échanger!»

La cohabitation de ces entreprises en démarrage avec d’autres, déjà établies, permettra en effet à tous de tirer profit de l’expérience des autres. «En tant qu’entrepreneur, on se retrouve trop souvent seul avec nos idées, remarque Guillaume Joly, administrateur de Noburo. Ensemble, on trouve des solutions plus efficaces, on fait grandir notre réseau.»

C’est d’ailleurs ce à quoi s’attendent les participants de l’Accélérateur.

«En parlant avec ceux qui ont plus d’expérience, on évite beaucoup de problèmes et on connaît mieux les risques, affirme Gary William Houle. Apprendre des autres, c’est une grande valeur ajoutée.»

«De voir que d’autres ont réussi, c’est inspirant, relève M. St-Laurent. Ça veut dire que pour nous aussi, c’est possible.»