Simon Turcotte, président de la Chambre de commerce Haute-Yamaska

Changement de région administrative: la CCHY donne son appui

Le transfert souhaité de la MRC de La Haute-Yamaska de la région administrative de la Montérégie vers celle de l’Estrie jouit d’un nouvel appui. La Chambre de commerce Haute-Yamaska (CCHY) a décidé de se prononcer en faveur de ce changement.

L’organisme a fait parvenir aux médias jeudi une copie de la lettre d’appui qu’elle a transmise au préfet de la MRC, Paul Sarrazin, ainsi qu’au député de Granby, François Bonnardel.

« Le fait d’être à cheval sur deux régions administratives crée une certaine confusion et un plus long temps d’attente lorsqu’une demande est déposée à un ou plusieurs ministères. Joindre l’Estrie nous permettrait ainsi d’offrir un guichet unique à la communauté d’affaires de la Haute-Yamaska », font valoir par écrit le président du conseil d’administration de la CCHY, Simon Turcotte, et la directrice générale Claude Surprenant.

« Ce n’est jamais l’fun d’avoir l’impression d’être dans un entre-deux », a lancé Mme Surprenant jeudi. Selon elle, ce sont surtout les organismes qui doivent composer avec ce chevauchement de régions administratives et la complexité que cela entraîne pour leurs différentes demandes d’aide et de subventions.

Les représentants de la CCHY relèvent en outre le faible poids démographique de la MRC de La Haute-Yamaska, soit 7 %, dans la Montérégie. « Nous avons l’impression que la MRC est parfois mise de côté ou carrément oubliée lors de décisions importantes. Nous croyons donc que ce changement permettra à la Haute-Yamaska d’être prise davantage en considération en étant présente aux tables de concertation de l’Estrie pour, ainsi, favoriser le développement de notre territoire et représenter efficacement la communauté d’affaires », écrivent-ils.

Ils souhaitent aussi que la MRC Brome-Missisquoi ainsi que sa chambre de commerce s’engagent dans la même direction. La présidente de la Chambre de commerce de Brome-Missisquoi, Joannie Tardif, a cependant affirmé jeudi que les membres du conseil d’administration souhaitent étudier davantage la question avant de se prononcer.